Israël: Ben Gvir nie la famine à Gaza et dit soutenir l'affamement du Hamas
15:36, 25/07/2025, vendredi
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Menahem KahanaAFP
Des policiers israéliens escortent le ministre israélien de la Sécurité nationale et homme politique d'extrême droite Itamar Ben-Gvir alors qu'il traverse la vieille ville de Jérusalem le 26 mai 2025.Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, a déclaré vendredi qu’“il n’y a pas de vraie faim à Gaza”, balayant les alertes de dizaines de pays et d’organisations humanitaires sur la famine qui sévit dans l’enclave palestinienne.
Dans un message publié sur X, Ben Gvir a affirmé:
“Il n’y a pas de vraie faim à Gaza. S’ils avaient faim, ils auraient libéré les otages.” Il a ajouté soutenir “l’affamement du Hamas à Gaza”.
Chef du parti ultranationaliste Pouvoir juif, Ben Gvir prône depuis longtemps l’arrêt complet de l’aide humanitaire à Gaza. Il défend également la réoccupation totale du territoire, l’expulsion de sa population palestinienne et l’implantation de colonies israéliennes.
Ses propos viennent renforcer la politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui bloque l’entrée de l’aide humanitaire dans Gaza, une stratégie largement dénoncée comme une forme de punition collective.
Les déclarations de Ben Gvir vont à l’encontre des positions exprimées par de nombreux États et organismes, dont l’ONU, qui tirent la sonnette d’alarme sur une famine généralisée. Ces instances accusent Israël d’utiliser la faim comme une arme de guerre, dans ce qu’elles qualifient de campagne génocidaire.
La bande de Gaza traverse actuellement l’une des pires crises humanitaires de son histoire. Depuis le 7 octobre 2023, Israël mène une guerre dévastatrice sur l’enclave. Depuis le 2 mars, tous les points d’entrée sont hermétiquement fermés, empêchant l’acheminement de nourriture, de médicaments et d’autres formes d’aide.
Ce blocus total entraîne une malnutrition aiguë, particulièrement chez les enfants et les personnes malades. Des cas de famine sont déjà signalés dans plusieurs zones, et les ONG alertent: il reste très peu de temps pour éviter des morts massives par la faim.
Malgré les appels internationaux en faveur d’un cessez-le-feu, l’armée israélienne poursuit son offensive sanglante. Plus de 59 500 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023, en majorité des femmes et des enfants. Les bombardements ont dévasté Gaza, provoqué des pénuries extrêmes et favorisé la propagation de maladies.
En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza. Par ailleurs, Israël fait l’objet d’une procédure pour génocide devant la Cour internationale de Justice.
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