Gaza: le Hamas rejette les accusations sur l'hôpital Kamal Adwan
11:21, 08/10/2026, jeudi
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Le Hamas juge "fausses et infondées" les accusations d'Israël sur l'hôpital Kamal Adwan, à Gaza. L'armée n'a fourni aucune preuve.Le Hamas a rejeté mercredi les accusations d'Israël visant l'hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza. Il les juge "fausses et infondées". L'armée israélienne affirme que deux Palestiniens, dont Mohammed Tamous, ont posé des explosifs venus de l'établissement avant d'être tués. Elle ne fournit aucune preuve. Un secouriste de la Défense civile est aussi mort dans une frappe. La guerre a tué plus de 74 000 Palestiniens depuis octobre 2023.
Le Hamas a rejeté mercredi les accusations d'Israël visant l'
hôpital Kamal Adwan
, dans le nord de la bande de Gaza. Le mouvement palestinien les juge "fausses et infondées"
. Il réagissait à une frappe israélienne meurtrière près de l'établissement.L'armée israélienne affirme que deux Palestiniens sont sortis de l'hôpital. Selon elle, l'un d'eux a posé des engins explosifs, avant que les deux hommes soient ciblés et tués. Cependant, elle n'a présenté aucune preuve.
Ce nouvel épisode relance un débat ancien. En effet, Israël invoque régulièrement l'usage militaire des hôpitaux pour justifier ses frappes à Gaza.
Hôpital Kamal Adwan: ce que prétend l'armée israélienne
L'armée israélienne a livré sa version mercredi. Deux Palestiniens seraient sortis de l'hôpital Kamal Adwan. L'un d'eux aurait déposé des explosifs qui, selon elle, venaient de l'intérieur de l'établissement.
Les deux hommes ont ensuite été visés, puis tués. Par ailleurs, l'armée a identifié l'un d'eux : Mohammed Tamous. Elle le présente comme un membre de la branche armée du Hamas.
Elle ajoute qu'il travaillait aussi avec la Défense civile palestinienne. Cette double appartenance, si elle était établie, ne changerait rien au fond du dossier. Les accusations restent à prouver.
Aucune preuve fournie
L'armée n'a produit aucun élément pour étayer ses affirmations. Elle ne montre ni image, ni document, ni témoignage. Ainsi, rien ne prouve que des explosifs aient quitté l'hôpital.
Rien n'établit non plus un usage militaire de l'établissement. Or une telle accusation est grave. Elle peut servir à justifier des frappes sur un lieu protégé par le droit international.
Le Hamas dénonce des accusations "fausses et infondées"
Le Hamas a répondu sans détour. Il qualifie de
"fausses et infondées"
les allégations israéliennes sur les hôpitaux. Cela inclut celles qui évoquent des combattants sortis de Kamal Adwan.Le mouvement rappelle un précédent. Selon lui, Israël avait déjà affirmé que le Hamas installait des centres de commandement dans des hôpitaux. En effet, ces accusations ont été démenties, assure-t-il.
De plus, le Hamas accuse Israël d'utiliser ces allégations comme prétexte. Le but serait de viser les hôpitaux et d'autres installations civiles de Gaza. Cette lecture rejoint celle de nombreux acteurs humanitaires.
Un secouriste de la Défense civile meurt près de l'hôpital
Un autre drame s'est joué plus tôt mercredi. Un secouriste de la Défense civile palestinienne est mort de ses blessures. Une frappe israélienne l'avait touché alors qu'il allait secourir des blessés près de l'hôpital Kamal Adwan.
Une source médicale l'a confirmé à l'agence Anadolu. Elle précise que l'aviation israélienne a de nouveau frappé la zone. Le secouriste se rendait alors sur les lieux.
Ce schéma est connu à Gaza. Une première frappe fait des blessés. Puis une seconde touche ceux qui viennent les aider. C'est pourquoi les équipes de secours paient un lourd tribut depuis le début de la guerre.
Les secouristes de la Défense civile portent assistance aux civils sous les bombes. Ils dégagent les décombres et évacuent les blessés. Leur travail dépend d'un accès sûr aux lieux touchés.
Or la mort d'un secouriste en mission illustre l'absence de protection réelle. En revanche, le droit international exige que le personnel médical et de secours soit épargné. Cette règle reste sans effet sur le terrain.
Hôpitaux de Gaza: un prétexte qui revient sans cesse
Les hôpitaux de Gaza sont au cœur des accusations israéliennes depuis le début de la guerre. Les allégations de centres de commandement cachés reviennent régulièrement. Pourtant, l'armée peine à les documenter.
Kamal Adwan en offre une illustration. L'établissement du nord de Gaza a déjà été visé par des opérations israéliennes. Il reste pourtant l'un des rares points de soins pour les habitants de la zone.
Cependant, la question dépasse ce seul hôpital. Elle porte sur la protection des soignants, des patients et des civils. Elle porte aussi sur la crédibilité d'accusations jamais étayées publiquement.
Plus de 74 000 morts depuis octobre 2023
Les chiffres palestiniens rappellent l'ampleur du désastre. Depuis octobre 2023, la guerre menée par Israël à Gaza a tué plus de 74 000 Palestiniens. Elle a aussi fait plus de 175 000 blessés.
La guerre a également détruit environ 90 % des infrastructures de l'enclave. Les hôpitaux, les écoles et les réseaux d'eau figurent parmi les installations touchées. Ainsi, les soins deviennent un luxe dans de nombreux quartiers.
Dans ces conditions, chaque attaque près d'un hôpital pèse lourd. Elle prive des milliers de personnes d'un accès déjà fragile aux soins. De plus, elle met en danger les derniers soignants encore sur place.
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