14:27, 20/10/2026, mardi
Gabriel Attal propose de bloquer temporairement les réseaux sociaux en France
Gabriel Attal a proposé, lundi 19 octobre, de permettre le blocage temporaire et ciblé des réseaux sociaux dans les zones touchées par les émeutes en France. Cette proposition contraste avec ses précédentes déclarations sur l'Iran, où il dénonçait les coupures d'Internet imposées par les autorités. La mesure soulève des interrogations sur la cohérence de sa position concernant les libertés numériques. En 2024, le Conseil d'État avait jugé illégal le blocage de TikTok en Nouvelle-Calédonie, faute de garanties suffisantes.
Lundi 19 octobre, Gabriel Attal a proposé d'autoriser le blocage temporaire et ciblé des réseaux sociaux dans les zones touchées par les émeutes, après les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre.
Cette proposition contraste avec une précédente publication de l'ancien Premier ministre sur l'Iran. Il y dénonçait les coupures d'Internet imposées par les autorités iraniennes, affirmant:
"Couper Internet pour tuer en silence : voilà la stratégie des mollahs face à la soif de liberté du peuple iranien."
Ce contraste soulève des interrogations sur la cohérence de sa position concernant les restrictions numériques : pourquoi dénoncer les coupures d'Internet à l'étranger tout en envisageant de limiter l'accès aux réseaux sociaux en France ?
La proposition suscite également des questions juridiques. En 2024, le Conseil d'État avait jugé illégal le blocage de TikTok en Nouvelle-Calédonie, estimant que les garanties apportées étaient insuffisantes.
Le recours à des restrictions numériques pour prévenir les violences et les émeutes pose la question de l'équilibre entre maintien de l'ordre public et libertés fondamentales. Le précédent de la Nouvelle-Calédonie rappelle que de telles mesures doivent respecter des exigences juridiques strictes.
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