France : la mobilisation lycéenne s'élargit
12:26, 07/10/2026, mercredi
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Étudiants, parents, enseignants et professionnels rejoignent les lycéens mobilisés contre le manque de moyens dans l'Éducation nationale.La mobilisation des lycéens contre le manque de moyens dans l'Éducation nationale dépasse désormais les établissements scolaires.
À Paris, étudiants, parents, enseignants et professionnels ont rejoint les jeunes manifestants autour de revendications communes.
Le cortège parisien du 6 octobre a illustré cet élargissement. De nombreux lycéens et étudiants ont défilé aux côtés de parents, d'enseignants et de professionnels venus soutenir le mouvement.
Sophie, une soignante interrogée par la presse, explique avoir participé à la mobilisation par solidarité avec les jeunes et en raison de son expérience professionnelle.
"Je soigne des personnes qui ont été victimes de violences"
, explique-t-elle, soulignant les conséquences que peuvent laisser les expériences difficiles vécues pendant l'enfance.Elle estime que plusieurs institutions chargées de prendre soin des jeunes, notamment l'hôpital, la protection de l'enfance et l'éducation, traversent aujourd'hui de profondes difficultés. Elle souligne:
Prendre soin de son enfant devrait être une priorité.
Des parents inquiets pour leurs enfants
La présence de parents a également marqué la manifestation parisienne.
Hélène, une mère interrogée par la presse, explique être venue soutenir les revendications des lycéens concernant le manque d'enseignants, les remplacements non assurés et les conditions matérielles dans certains établissements.
Elle évoque notamment des salles où les élèves peuvent subir
"35 degrés au mois de mai et 10 degrés au mois de janvier"
.Sa présence répond également à une inquiétude liée aux tensions observées lors de précédentes mobilisations.
"Nous avons peur pour nos enfants. Il faut être là pour les protéger"
, explique-t-elle.Les étudiants rejoignent le mouvement
Les inquiétudes exprimées dans le cortège concernent également l'enseignement supérieur.
Cyril, étudiant en Master 1 de philosophie sociale à la Sorbonne, explique à Anadolu être venu
"en soutien aux lycéens et au service public qui est en train de mourir"
.Il décrit des universités confrontées, selon lui, à un manque de moyens pour les étudiants, les chercheurs, les bibliothèques et les services administratifs.
"Nous attendons des mesures"
, insiste-t-il.L'étudiant demande aux responsables politiques de constater directement
"à quel point les étudiants souffrent, à quel point certains lycées sont dégradés et à quel point il manque des professeurs"
.Il estime que la réponse doit être plus large et concerner l'ensemble du service public d'éducation, de l'école à l'université.
Les lycéens restent au cœur de la mobilisation
Le mouvement reste toutefois porté en premier lieu par les lycéens, à l'origine de la mobilisation.
David, un lycéen interrogé par Anadolu, explique avoir participé à la manifestation alors même que son établissement reste relativement épargné par les difficultés rencontrées dans d'autres lycées.
"Notre lycée n'est pas énormément touché, mais nous sommes là par solidarité avec les autres lycées"
, explique-t-il.Le jeune manifestant cite notamment le manque d'enseignants et les difficultés liées aux effectifs. Son établissement connaît lui aussi l'absence d'un professeur, avec des conséquences directes sur l'avancement du programme scolaire.
"Nous avons un professeur absent et je pense que nous ne sommes pas les seuls dans cette situation"
, ajoute-t-il.Un mouvement qui s'étend
Ces différents témoignages illustrent l'élargissement progressif d'une contestation partie des lycées à d'autres catégories de la population.
Les semaines précédentes avaient été marquées par des blocages de lycées, des rassemblements devant des établissements et des journées de mobilisation dans plusieurs villes françaises.
Des élèves ont notamment dénoncé les absences de professeurs, les classes chargées, le manque de personnel et les difficultés matérielles rencontrées dans certains établissements.
Plusieurs mobilisations ont également donné lieu à des interventions policières et à des interpellations, renforçant les inquiétudes de certains parents. Les étudiants ont progressivement rejoint le mouvement, tandis que plusieurs organisations syndicales et personnels de l'éducation ont apporté leur soutien.
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