Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans une douzaine de pays directement concernés par la crise, selon le ministre. Quinze postes diplomatiques, notamment d’ambassades et de consulats, sont pleinement mobilisés pour assurer leur protection et leur assistance si nécessaire. Des dispositifs sont organisés localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque cela est possible.
Depuis le début des interventions militaires, près de 5.000 appels ont été reçus et traités par le Centre de crise et de soutien du ministère, structure chargée de la gestion des situations d’urgence à l’étranger.
"Changement de posture radical"
Sur le plan diplomatique, Jean-Noël Barrot a mis en garde contre "la prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis",
estimant qu’elle comportait "le risque d’un engrenage"
susceptible d’entraîner l’Iran et l’ensemble de la région dans une période prolongée d’instabilité. Il a appelé à une cessation rapide de l’escalade militaire. Le ministre a indiqué que le régime iranien, "qui a désormais perdu son guide"
, devait mettre fin à ses attaques et se résoudre à "des concessions majeures"
ainsi qu’à un "changement de posture radical"
afin de permettre l’émergence d’une solution politique. Il a par ailleurs jugé "regrettable"
que la chute de l’ayatollah Ali Khamenei soit intervenue à la suite d’une offensive décidée en dehors du Conseil de sécurité des Nations unies, organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales, estimant qu’une telle intervention aurait dû être débattue "dans les instances prévues à cet effet".
Enfin, Jean-Noël Barrot a réaffirmé que la France exprimait son "entier soutien"
à ses partenaires et se tenait prête, conformément aux accords qui la lient à certains États et au principe de "légitime défense collective"
prévu par le droit international, mécanisme permettant à plusieurs États alliés de se porter assistance en cas d’attaque, à participer à leur défense. Escalade
Cette conférence de presse intervient dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient. Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé des frappes contre l’Iran alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.
En représailles, l’Iran a mené des attaques visant des objectifs en Israël ainsi que dans plusieurs pays de la région, dont le Qatar, les Émirats arabes unis et Bahreïn, où sont stationnées des forces américaines.
Les frappes américano-israéliennes ont notamment coûté la vie au guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi qu’à plusieurs hauts responsables iraniens. Selon le Croissant-Rouge iranien, les bombardements ont fait 555 morts dans le pays.
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