Corée du Sud: le chef de la sécurité présidentielle démissionne
15:14, 10/01/2025, vendredi
AFP

YONHAPService de sécurité présidentielle / AFP
Le chef du Service de sécurité présidentielle (PSS) Park Chong-jun.Le chef du service de sécurité du président sud-coréen déchu, Yoon Suk Yeol, Park Chong-jun, a démissionné vendredi, après avoir empêché l’arrestation de ce dernier par des enquêteurs il y a une semaine.
Cette annonce a été faite par le bureau du président par intérim.
Le 3 janvier, les gardes du corps de M. Yoon ont bloqué l’accès aux procureurs du Bureau d’enquête sur la corruption des hautes personnalités (CIO) et aux policiers venus exécuter un mandat d’arrêt. M. Yoon, retranché dans sa résidence de Séoul, fait l’objet d’une enquête pour
"rébellion"
, un crime passible de la peine de mort.M. Park a présenté sa démission vendredi matin alors qu’il était interrogé par la police. Cette démission a été acceptée par le président par intérim, Choi Sang-mok.
Contexte de l’affaire
Depuis sa tentative manquée d’instaurer la loi martiale le 3 décembre, M. Yoon est suspendu de ses fonctions de président en attendant la décision de la Cour constitutionnelle, saisie de son dossier le 14 décembre. La Cour a fixé l’ouverture du procès pour destitution à mardi.
Les avocats de M. Yoon contestent la légitimité des mandats d’arrêt émis contre leur client, accusant le CIO d’agir hors de ses compétences. Pendant ce temps, la résidence de M. Yoon, située dans le quartier chic de Hannam, est sous haute surveillance, entourée de barbelés et protégée par des barrages de bus.
Des manifestations de soutien et d’opposition se déroulent régulièrement près de la résidence, alors que les tensions politiques continuent de diviser le pays.
Soutien populaire
Selon un récent sondage Gallup, la crise politique semble bénéficier au Parti du pouvoir au peuple (PPP) de M. Yoon, dont la cote d’approbation est passée de 24 % à 34 % en trois semaines.
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