France: La main d'un lycéen de 15 ans arrachée à Lens, l'IGPN saisie

Un lycéen de 15 ans a vu sa main arrachée lundi à Lens lors d'une mobilisation scolaire, suite à l'explosion d'une grenade près du lycée Auguste Béhal, alors que l'IGPN a été saisie de l'enquête, selon les autorités.

La rédaction avecAA
Un adolescent de 15 ans a été grièvement blessé ce lundi 5 octobre 2026 à Lens (Pas-de-Calais) lors d'un blocage de lycée. Le jeune aurait ramassé une grenade de désencerclement lancée par les CRS, qui a explosé dans sa main gauche, lui arrachant la main et touchant l'avant-bras .

Le drame de Lens

Un lycéen de 15 ans a été victime d'une blessure grave ce lundi dans la ville de Lens, dans le Pas-de-Calais, alors que la mobilisation lycéenne se poursuit sur l'ensemble du territoire français.

L'incident s'est produit aux abords du lycée professionnel Auguste Béhal, où une explosion a entraîné l'amputation traumatique de la main du jeune homme, dans des circonstances restées à élucider.

Les circonstances de l'explosion

Selon les premiers éléments de l'enquête, le lycéen aurait ramassé une grenade de désencerclement lancée par les forces de l'ordre, qui aurait alors explosé dans sa main, a indiqué une source policière au quotidien Le Parisien, tandis que le procureur Étienne Thieffry n'a pas été en mesure de confirmer définitivement cette version des faits.

François-Xavier Lauch a déclaré : "Malheureusement, nous avons eu un lycéen qui a été blessé gravement au cours d'une manifestation, un lycéen de 15 ans qui a vu sa main arrachée", selon le même journal.

L'IGPN saisie de l'enquête

L'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie de cette affaire, a annoncé le procureur de Béthune, pour établir la vérité sur les conditions exactes de ce drame.

Étienne Thieffry a précisé : "L'IGPN a été saisie du chef de 'délit de violence entraînant une infirmité/mutilation permanente' afin de faire toute la lumière, toute la chronologie et la relation des faits qui ont pu conduire à cette main arrachée".

La mobilisation lycéenne se poursuit

Par ailleurs, la mobilisation des lycéens se poursuit à travers la France, avec 413 établissements scolaires ayant fait ou faisant l'objet d'actions ou de perturbations ce lundi, selon les données du ministère de l'Éducation nationale transmises à BFMTV.

Ce chiffre représente une baisse de 27 % par rapport aux 564 établissements recensés à la même heure vendredi, et de 32 % par rapport à jeudi, bien que 40 % des établissements concernés ce lundi n'avaient pas été perturbés auparavant.

Une nouvelle mobilisation est prévue mardi 6 octobre, avec la participation de la CGT, alors que l'Union syndicale lycéenne (USL) appelle à intensifier les actions sur le terrain.

Les lycéens réclament davantage de moyens pour l'éducation et dénoncent notamment des classes surchargées, des bâtiments dégradés et des absences d'enseignants non remplacées.

Pour rappel, ce mouvement social intervient dans un contexte de tensions récurrentes sur les conditions d'enseignement dans les établissements français.

Le gouvernement fait face à des revendications croissantes concernant les ressources allouées au système éducatif, alors que les syndicats maintiennent la pression pour obtenir des réponses concrètes.


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