Sophie Binet dénonce une "violence policière" après la blessure d’un lycéen à Saint-Ouen-l’Aumône
12:32, 29/09/2026, mardi
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La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.Sophie Binet (CGT) dénonce une "violence policière" après la blessure d’un lycéen à Saint-Ouen-l’Aumône et appelle à cesser d’envoyer les forces de l’ordre face aux blocages.
Invitée du "Face à Face" d’Apolline de Malherbe sur BFMTV et RMC ce mardi matin, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a qualifié de
"violence policière"
le tir d’un lanceur de grenades lacrymogènes "Cougar" qui a blessé un lycéen au visage lundi 28 septembre à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), lors d’un blocage devant le lycée professionnel Château d’Épluches. "Moi je qualifie ça de violence policière ce qu’il s’est passé à ce lycéen"
, a déclaré la syndicaliste, en réponse aux propos du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui avait évoqué la veille des "violences urbaines"
. "C’est extrêmement choquant, ça ne devrait jamais avoir lieu. On parle d’enfants, les lycéens sont mineurs"
, a-t-elle insisté. Selon les éléments du procureur de la République de Pontoise, le lycéen est venu au contact d’une policière, a reçu un coup de tonfa, a répliqué par un coup de pied, puis a été touché au visage par un tir à bout portant d’un second policier.
L’adolescent a été hospitalisé à Pontoise avec plusieurs dents cassées. L’IGPN a été saisie d’une enquête, parallèlement à une procédure pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.
Sophie Binet a demandé que
"la lumière soit faite"
et que "les sanctions nécessaires soient prises"
. Elle a appelé le gouvernement à "entendre la colère des lycéens et [à] cesser d’envoyer des policiers face aux jeunes qui se mobilisent pour leurs revendications"
. Droits citoyens à la mobilisation
"C’est au ministère de l’Éducation nationale de gérer la mobilisation des lycéens, pas au ministre de l’Intérieur"
, a-t-elle tranché. Dans la séquence diffusée par BFMTV et reprise dans la vidéo de la chaîne, elle a également affirmé :
"Quand on envoie les forces de l’ordre, on organise les débordements"
et :On ne règle pas la mobilisation en envoyant des policiers.
Elle a martelé,
"le gouvernement doit cesser d’envoyer des policiers"
et "j’appelle le gouvernement à entendre la colère des élèves"
.Sur le fond, la secrétaire générale de la CGT a dénoncé une contradiction fondamentale,
"on ne peut pas leur apprendre à l’école la démocratie et quand ils souhaitent s’exprimer dans une démocratie, leur envoyer les policiers".
Elle a souligné qu’il fallait laisser les équipes éducatives ouvrir le dialogue et permettre aux lycéens d’exercer leurs droits citoyens à la mobilisation.
L’intervention s’inscrit dans un contexte de blocages de lycées lundi, qui ont concerné environ 180 établissements (moins de 5 % des lycées français), avec 164 interpellations selon le ministère de l’Intérieur.
Valérie Pécresse (LR), présidente de la région Île-de-France, a pour sa part appelé à l’apaisement et évoqué environ 200 000 euros de dégâts pour la seule journée de lundi en Île-de-France.
Outre les blocages lycéens, l’échange a abordé la journée de grève de la fonction publique du 29 septembre, le budget, le pouvoir d’achat et d’autres sujets d’actualité sociale.
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