Dégradations et fermetures d'établissements
Selon les déclarations du ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, vingt-quatre établissements ont subi des dégradations graves, allant d'incendies à des saccages, lors des récentes mobilisations lycéennes.
Par ailleurs, entre quatre cents et cinq cents établissements ont dû suspendre leurs activités pédagogiques vendredi dernier. Le ministre a également précisé qu'un nombre similaire d'écoles resterait probablement fermé lundi.
Accusations réciproques au sommet
Lors d'un débat télévisé et radiophonique sur France 2 et France Inter, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a rejeté les accusations portées par l'exécutif.
"Si quelqu'un est responsable de cette mobilisation, c'est vous", a-t-il lancé au ministre. Toutefois, Édouard Geffray a maintenu que le dialogue existait avec les lycéens, contestant ainsi la critique d'un manque d'échanges.
Appel à la poursuite pacifique du mouvement
Interrogé sur les violences observées durant les rassemblements, Manuel Bompard a assuré qu'il "déplore absolument les scènes de violence", tout en dénonçant une "intervention disproportionnée des forces de l'ordre". Il a affirmé :
De plus, le coordinateur insoumis a explicitement appelé les lycéens à poursuivre leur action dans le calme. "Je dis : "Continuez à vous mobiliser, mais faites-le dans le calme, de manière pacifique"", a-t-il déclaré.
Contexte des tensions persistantes
Les mobilisations lycéennes se poursuivent sur le territoire français depuis plusieurs jours, marquées par des images d'interventions policières qui alimentent les débats sur les violences en marge des rassemblements.
Selon des sources concordantes, le gouvernement reproche à La France insoumise d'avoir attisé puis instrumentalisé la contestation estudiantine.