Lecornu annonce 54 milliards d'euros d'effort budgétaire
17:31, 01/10/2026, jeudi
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LUDOVIC MARIN AFP
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu fait un geste en quittant la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, au cours de laquelle ont été présentés le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, à l'Élysée, à Paris, le 1er octobre 2026. Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a affirmé jeudi que le projet de budget représentait 54 milliards d'euros d'effort pour ramener le déficit à 4,8 %, ce chiffre passant à 5 % avec l'effort défense, selon ses déclarations sur X.
Annonce budgétaire et objectifs de déficit
Selon ses déclarations publiées jeudi sur le réseau social X, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a précisé que le projet de budget représentait
"54 milliards d'euros d'effort pour ramener le déficit à 4,8 %"
. Cette annonce intervient alors que le gouvernement fait face à de nombreuses critiques concernant ses choix économiques.Toutefois, le chef du gouvernement a indiqué que ce chiffre passait à 5 % une fois pris en compte
"le nouvel effort pour notre défense",
répondant ainsi aux "commentaires et d'analyses approximatives"
qui circulent selon ses termes.Rigueur et transparence face aux marchés
De plus, M. Lecornu a souligné que
"la situation de nos finances publiques et la pression des marchés"
imposaient désormais "d'être rigoureux et transparents"
. Il a par ailleurs affirmé que l'exécutif faisait
"le choix de la stabilité fiscale"
, garantissant que les impôts n'augmenteraient pas et que le barème de l'impôt sur le revenu ne serait pas gelé.Selon la même source, les niches fiscales les plus importantes demeurent également
"sanctuarisées"
, tandis que l'État entend "commencera par lui-même"
en faisant progresser ses dépenses moins vite que l'inflation.Maîtrise des dépenses et protection sociale
"Pour la première fois depuis quatre ans, la dépense publique reculera par rapport à la richesse produite par le pays"
, a-t-il avancé concernant les efforts de réduction de la dépense publique. Par ailleurs, les dépenses de la Sécurité sociale continueront d'augmenter, notamment pour la santé et le vieillissement de la population, mais leur progression sera strictement maîtrisée.
En outre, le Premier ministre a soutenu que la hausse des prélèvements obligatoires n'était
"pas synonyme d'une hausse générale des impôts"
, expliquant qu'à fiscalité inchangée, les recettes augmentent naturellement lorsque l'économie progresse.Fraude fiscale et examen parlementaire
Il a également évoqué des
"choix ciblés contre la fraude, les rentes et l'optimisation fiscale"
parmi les mesures prévues. Le projet de loi de finances est désormais soumis au Parlement, et "il lui appartient désormais de le débattre, de l'amender et de le faire évoluer"
, a-t-il écrit sur X.Le gouvernement restera
"disponible pour construire les compromis nécessaires"
lors de l'examen du texte par les députés et les sénateurs.A lire également:

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