France : Sophie Binet mise en examen pour injure publique après des propos visant les patrons
17:24, 02/12/2025, mardi
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DIMITAR DILKOFFAFP
La secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet, observe une manifestation organisée dans le cadre d'un appel lancé par les syndicats à la grève et à la manifestation pour réclamer des augmentations salariales et dénoncer l'austérité, à Paris, le 2 décembre 2025. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a annoncé mardi sa mise en examen pour "injure publique" à l’encontre des patrons, après des propos tenus à la radio en janvier dernier.
Au micro de France Inter, la syndicaliste a révélé avoir été informée récemment de cette mise en examen, liée à une intervention du 31 janvier sur RTL.
Ce jour-là, en réaction à une déclaration de Bernard Arnault, patron de LVMH, qui estimait qu’un projet de surtaxe du gouvernement risquait de
"pousser à la délocalisation"
, Binet avait dénoncé l'attitude des grands patrons français. Elle les avait qualifiés de "rats qui quittent le navire"
, affirmant que leur "seul objectif, c’est l’appât du gain"
.Jugement de valeur négatif
Le mouvement patronal Ethic (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance), présidé par Sophie de Menthon, avait annoncé en février avoir porté plainte pour injure publique. Dans sa plainte, l’association estime que les déclarations de Sophie Binet visent collectivement
"l’ensemble des grands chefs d’entreprise"
, en leur attribuant "un jugement de valeur négatif qui entache nécessairement leur honneur et leur réputation"
.Sophie Binet a réagi mardi en déclarant :
"J’étais extrêmement choquée, parce qu’en disant cela, je n’ai fait que mon travail de syndicaliste"
. Elle a justifié ses propos comme une dénonciation des délocalisations, des inégalités fiscales et du désengagement social de certains grands groupes. "Ça s’appelle une image populaire"
, a-t-elle affirmé. "C’est dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas"
.La responsable syndicale a également visé directement certaines multinationales françaises, dont LVMH, en déclarant qu’elles
"n’en ont rien à faire de l’emploi en France"
et qu’elles "traitent très mal leurs sous-traitants"
. Des critiques qu’elle assume dans le cadre du débat public, selon ses propres mots.A lire également:

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