Irak: accord avec Halliburton pour deux champs pétroliers

L'entreprise américaine Halliburton et la compagnie publique irakienne Basra Oil Company ont conclu un accord dimanche pour l'exploitation de deux champs pétroliers dans le sud de l'Irak, visant à accroître la production nationale d'hydrocarbures.
Accord pour les champs de Bin Omar et Sinbad
Ambitions de production
Contexte géopolitique et décisions de l'Opep+
Cette annonce coïncide avec une décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) de relever les quotas de production. L'Irak, aux côtés de l'Arabie saoudite, de la Russie et de quatre autres membres, a voté dimanche cette augmentation, dans un contexte d'apaisement relatif concernant la navigation dans le détroit d'Ormuz. Par ailleurs, cette politique énergétique est soutenue par le nouveau gouvernement dirigé par Ali al-Zaïdi, qui entend diversifier les apports étrangers après des décennies de conflits.
Défis structurels et héritage des guerres
Le Premier ministre al-Zaïdi, reçu mi-juillet à la Maison Blanche, cherche précisément à attirer les investisseurs étrangers pour reconstruire des infrastructures dévastées par les années de guerre, notamment depuis l'invasion américano-britannique de 2003 qui avait renversé Saddam Hussein. Toutefois, avant le début des hostilités au Moyen-Orient à la fin février, l'Irak produisait environ quatre millions de barils par jour et en exportait 3,5 millions quotidiennement, principalement via le détroit d'Ormuz, par où transite habituellement un cinquième du pétrole mondial. Pour rappel, Bagdad tire 90 % de ses recettes budgétaires des exportations de brut.




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