La Türkiye accueille le sommet de l'OTAN pour la 1er fois depuis 22 ans

Réunissant à Ankara les dirigeants des pays alliés dans un contexte marqué par l'évolution des défis sécuritaires mondiaux et les débats sur le partage des responsabilités au sein de l'Alliance.
Le 36e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'OTAN, organisé dans la capitale turque, est présenté comme une réunion déterminante pour l'avenir de l'Alliance et de l'architecture mondiale de sécurité.
Les discussions devraient notamment mettre en avant la contribution militaire de la Türkiye, son industrie de défense, sa capacité de gestion des crises ainsi que sa diplomatie au plus haut niveau.
Les dirigeants des 32 pays membres de l'OTAN, dont le président américain Donald Trump, ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, sont attendus à Ankara.
Un forum consacré à l'industrie de défense
Le Forum de l'industrie de défense du sommet de l'OTAN, devenu ces dernières années un rendez-vous incontournable organisé en marge du sommet, se tiendra également à Ankara.
Une réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires de l'Initiative de coopération d'Istanbul est également prévue. Lancée lors du sommet de l'OTAN de 2004, cette initiative regroupe Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis.
Près de 3 000 journalistes, équipes de télévision, photographes, représentants des médias numériques et diffuseurs internationaux ont demandé une accréditation pour couvrir le sommet.
Par ailleurs, 639 spécialistes assureront une surveillance permanente du cyberespace afin de prévenir les cyberattaques et les menaces numériques.
Plusieurs événements seront organisés en marge du sommet, notamment le Sommet parlementaire de l'OTAN au palais de Dolmabahçe à Istanbul, une réception informelle des représentants permanents des pays alliés, un atelier organisé par le SAM et Chatham House, les panels "NATO Ankara Summit Dialogues", une conférence conjointe de la SETA et de la Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) intitulée "Allies at Ankara", ainsi qu'une table ronde des planificateurs de politiques transatlantiques.
Le sommet d'Istanbul de 2004, un tournant pour l'OTAN
Outre les 26 États membres de l'époque, des chefs d'État, ministres des Affaires étrangères et de la Défense ainsi que des responsables civils et militaires représentant 20 pays partenaires avaient participé aux réunions.
Le sommet est notamment resté marqué par les décisions visant à renforcer le rôle de l'OTAN en Afghanistan, à fournir un soutien à la formation des forces de sécurité irakiennes et à accueillir, pour leur premier sommet en tant que membres à part entière, la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie.
Le sommet s'était articulé autour de quatre réunions principales : le Conseil de l'Atlantique Nord (NAC), le Conseil OTAN-Russie, la Commission OTAN-Ukraine et le Conseil de partenariat euro-atlantique.
Parmi les principaux dirigeants présents figuraient le président américain George W. Bush, le Premier ministre britannique Tony Blair, le président français Jacques Chirac, le chancelier allemand Gerhard Schröder, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, le président afghan Hamid Karzaï, le président géorgien Mikheil Saakachvili, le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari ainsi que le ministre italien Franco Frattini.
Les discussions avaient notamment abouti à des décisions visant à renforcer la présence de l'OTAN en Afghanistan, à mettre fin à la mission de l'Alliance en Bosnie-Herzégovine, à soutenir la formation des forces irakiennes et à développer de nouveaux partenariats.
Un dispositif de sécurité exceptionnel
Des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été mises en place lors du sommet d'Istanbul de 2004.
Le Grand Bazar avait été fermé durant certaines périodes et l'entreprise publique turque des postes (PTT) avait édité des enveloppes et des timbres commémoratifs à l'occasion du sommet.
Parallèlement aux discussions des dirigeants de l'OTAN, un événement majeur concernant l'Irak avait marqué l'actualité internationale : le transfert anticipé de souveraineté au gouvernement intérimaire irakien avait été annoncé alors que les chefs d'État étaient réunis à Istanbul.
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