FIFA: le Pays de Galles retire son soutien à Infantino
15:07, 03/08/2026, lundi
AA

Brendan SMIALOWSKIAFP
Le Pays de Galles retire son soutien à Infantino pour le renouvellement de sa présidence à la tête de la FIFA.La Fédération de football du Pays de Galles est la première instance nationale à retirer son soutien à Gianni Infantino pour la présidence de la FIFA (2027-2031). Ce désaveu suit l'abandon du projet FIFA Forward Enterprise, qui ouvrait le capital des droits commerciaux à des investisseurs privés. La CONCACAF réclame un bilan complet de la présidence, tandis que l'UEFA dénonce une perte de confiance et promet de nouveaux garde-fous.
La Fédération de football du Pays de Galles a franchi un cap. Lundi, elle a annoncé le retrait de son soutien à Gianni Infantino. Ce dernier brigue un nouveau mandat à la tête de la FIFA. Ainsi, le Pays de Galles devient la première instance nationale à rompre avec le dirigeant.
Cette décision marque un tournant. En effet, elle survient au cœur d'une crise de gouvernance sans précédent. De plus, elle pourrait ouvrir la voie à d'autres défections.
Le Pays de Galles ouvre la voie
La fédération galloise a confirmé sa position à Sky News. Elle a acté
"son retrait du soutien à la candidature de M. Gianni Infantino pour sa réélection à la présidence de la FIFA pour le mandat 2027-2031".
Par ce geste, le pays devient le premier à franchir ce pas. Son message vise directement le sommet de l'institution.
"La FIFA et ses membres sont les gardiens du jeu"
, a rappelé l'instance. Elle les juge "responsables de sa croissance, de son développement et de sa durabilité à long terme"
. C'est pourquoi elle réclame "un leadership qui place notre sport avant tout dans chacune de nos décisions".
Ce désaveu ne tombe pas par hasard. En effet, il s'inscrit dans une séquence tendue pour la FIFA.
Le projet FFE, déclencheur de la fronde
La décision galloise fait suite à un revers majeur. Vendredi, la FIFA a abandonné son projet FIFA Forward Enterprise (FFE).
Ce plan suscitait une opposition massive. En effet, confédérations et associations nationales le rejetaient fermement. Le projet prévoyait une nouvelle filiale commerciale.
Cette filiale devait gérer les droits de la Coupe du monde. Elle couvrait aussi d'autres compétitions de la FIFA. Surtout, elle ouvrait la porte à un investissement privé minoritaire.
C'est ce dernier point qui a mis le feu aux poudres. Par ailleurs, la méthode employée a choqué de nombreux membres.
La CONCACAF réclame un bilan complet
Durant le week-end, la pression est montée d'un cran. La Confédération d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (CONCACAF) a haussé le ton.
Elle a réclamé
"un bilan complet"
de la présidence Infantino. De plus, elle a dénoncé une dérive durable."Cet acte récent, unilatéral et flagrant de mauvaise gouvernance s'inscrit dans une série de faux pas"
, a-t-elle déclaré. Selon elle, "un bilan complet de cette présidence s'impose".
Ce constat est sévère. Cependant, il rejoint les critiques d'autres instances continentales.
L'UEFA dénonce une perte de confiance
L'UEFA a réagi dès samedi. Elle a salué le retrait du projet contesté. En revanche, elle a jugé le mal déjà fait.
Pour l'instance européenne, l'épisode a gravement entamé la confiance.
"La direction actuelle de la FIFA a non seulement perdu la confiance de l'UEFA"
, a-t-elle affirmé. Elle a ajouté qu'elle avait aussi perdu "celle de nombreux autres membres de la famille du football".
L'UEFA veut désormais agir sur le fond. Ainsi, elle compte travailler avec ses associations membres. Elle associera également d'autres confédérations dans les prochaines semaines.
Son objectif est double. D'une part, comprendre comment ce projet a pu naître. D'autre part, bâtir des garde-fous solides. De cette manière, elle espère éviter toute récidive.
Une présidence Infantino FIFA fragilisée
Le front du refus s'élargit donc rapidement. En quelques jours, trois camps ont exprimé leur défiance. Le Pays de Galles, la CONCACAF et l'UEFA parlent désormais d'une même voix.
Cette convergence pèse lourd. En effet, elle touche à la fois des fédérations nationales et des confédérations entières. Par ailleurs, le calendrier électoral rend ces signaux décisifs.
Le mandat 2027-2031 se jouera dans ce climat de méfiance. Cependant, aucune candidature alternative ne s'est encore imposée. La suite dépendra donc des prochaines semaines.
Une chose paraît claire. La crise du projet FFE laisse des traces durables. C'est pourquoi la gouvernance de la FIFA reste sous haute surveillance.
A lire également:

Sports
L'UEFA boycotte la FIFA: les confédérations lâchent Infantino

Sports
La FIFA ouvre une procédure disciplinaire contre l'Argentine

Sports
FIFA Forward Enterprise: la FIFA privatise la Coupe du monde

Sports
Projet financier de la FIFA: la FFF consulte l'UEFA et les grandes fédérations

