Vaccin HPV : quasi-élimination des décès par cancer du col de l’utérus
17:55, 18/06/2026, jeudi
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Les chercheurs estiment que, sans programme de vaccination, environ 23 décès auraient été attendus dans cette cohorte durant la même période. Ces chiffres illustrent l'efficacité de l'immunisation précoce contre le papillomavirus humain.Les adolescentes vaccinées contre le papillomavirus humain (HPV) à l'âge de 12-13 ans présentent un risque "proche de zéro" de mourir d'un cancer du col de l'utérus avant 30 ans, selon une étude parue dans The Lancet et menée par l'Université Queen Mary de Londres.
Des résultats historiques
Selon cette recherche publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, aucun décès dû au cancer du col de l'utérus n'a été recensé parmi les femmes âgées de 20 à 24 ans en Angleterre entre 2020 et 2024, une première pour cette tranche d'âge.
Les chercheurs estiment que, sans programme de vaccination, environ 23 décès auraient été attendus dans cette cohorte durant la même période. Ces chiffres illustrent l'efficacité de l'immunisation précoce contre le papillomavirus humain.
Par ailleurs, l'étude révèle une baisse de 80 % des décès liés au cancer du col de l'utérus chez les femmes de 20 à 24 ans entre 2015 et 2019. Les scientifiques soulignent que les enfants vaccinés à l'âge de 12 à 13 ans présentent un risque
"proche de zéro"
de mourir de cette maladie avant l'âge de 30 ans. Les premières données suggèrent également qu'environ 200 vies ont été sauvées depuis l'introduction du programme de vaccination.La politique vaccinale britannique
Le vaccin contre le HPV a été proposé pour la première fois aux filles en 2008 avant d'être étendu aux garçons en 2019, dans une optique de protection collective.
Il est administré de manière systématique aux élèves de huitième année, généralement âgés de 12 à 13 ans, tandis que certaines autorités locales proposent également des campagnes de rattrapage pour les élèves plus âgés. Cette stratégie vise à immuniser la population avant l'exposition au virus.
De plus, les chercheurs affirment que le vaccin contribue à réduire de manière significative les cas et les décès liés au cancer du col de l'utérus en Angleterre. L'étude, financée par Cancer Research UK et menée par l'Université Queen Mary de Londres, démontre l'impact positif de cette politique de santé publique sur la mortalité oncologique juvenile.
Protection élargie et perspectives
Le vaccin contre le HPV protège contre plusieurs maladies associées au virus, notamment le cancer du col de l'utérus, les verrues génitales ainsi que certains cancers de la tête et du cou, notamment ceux de la bouche et de la gorge.
Les scientifiques précisent que le nombre de vies sauvées devrait continuer à augmenter à mesure que les générations vaccinées vieillissent et que la couverture vaccinale s'élargit à l'ensemble de la population.
En outre, selon les chercheurs, l'impact précoce du programme de vaccination laisse entrevoir un rôle déterminant dans l'élimination à long terme du cancer du col de l'utérus au Royaume-Uni. Cette perspective s'inscrit dans une approche globale de réduction des cancers liés aux infections virales.
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