Trump rejette l'offre iranienne sur Ormuz
11:52, 26/09/2026, samedi
AFP

Photo par SAUL LOEB / AFP
Le président américain Donald Trump serre la main du président chinois Xi Jinping après une visite en compagnie de la Première dame Melania Trump et de la Première dame chinoise Peng Liyuan aux Archives nationales à Washington, DC, le 25 septembre 2026.Le président américain Donald Trump a refusé vendredi une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours, envisageant par ailleurs une reprise des frappes après les élections de mi-mandat, selon le Wall Street Journal.
Refus américain et perspectives de frappes
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump a écarté vendredi la proposition iranienne qui prévoyait la réouverture du détroit d'Ormuz dans un délai de sept jours. Le président américain envisagerait désormais une reprise des frappes militaires contre l'Iran après les élections législatives de mi-mandat prévues en novembre. Dans la soirée, le milliardaire républicain a publié sur son réseau Truth Social une carte représentant le détroit avec la mention
"Détroit Trump".
L'ultimatum de sept jours présenté par Téhéran
L'Iran avait soumis plus tôt dans la journée une proposition aux États-Unis pour rouvrir sous une semaine cette voie maritime stratégique.
"Le choix appartenait désormais"
à Washington de l'accepter ou non, a indiqué le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi depuis le siège de l'ONU à New York. "Le délai de sept jours commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan",
a-t-il précisé devant des journalistes.Les conditions iraniennes et l'accord de juin
La réouverture du détroit d'Ormuz, par où transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant la guerre, demeure au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.
"Les mesures que les États-Unis doivent prendre ne sont pas nouvelles",
a souligné le ministre iranien. "Elles figurent déjà toutes dans le protocole d'accord"
signé en juin entre les deux parties. Par ailleurs, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que "le processus commencera le jour même où ils l'acceptent".
Téhéran exige notamment la fin des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban et au Yémen, ainsi que le déblocage des avoirs iraniens gelés et la levée des sanctions économiques. Dans un entretien accordé à la chaîne Fox News, M. Pezeshkian a déclaré que
"c'est à l'Amérique de décider si elle veut ou non terminer"
ce conflit. De plus, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi, a mentionné dans un entretien exclusif à l'AFP la fin des hostilités au Yémen parmi les conditions préalables.Contexte électoral et économique
Le protocole d'accord signé en juin par Donald Trump et M. Pezeshkian visait à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et à rouvrir le détroit avant des négociations sur le nucléaire, mais il a fait l'objet d'interprétations divergentes. À l'approche des élections de mi-mandat du 3 novembre, cruciales pour le parti républicain, le président américain fait face à une impopularité croissante due au coût de la vie élevé et à la flambée des prix des carburants. Cette crise énergétique s'inscrit dans la poursuite de la guerre déclenchée fin février par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
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