Moyen-Orient: Trump suspend les frappes contre l'Iran
11:34, 02/08/2026, dimanche
AFP

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Trump suspend les frappes contre l'IranLes États-Unis et Israël ont convenu de suspendre les nouvelles frappes prévues contre l'Iran à la demande de Téhéran et d'autres pays de la région, à condition qu'un accord soit rapidement conclu, a annoncé samedi le président Donald Trump.
Décision de suspension
Selon un message publié sur Truth Social, Donald Trump a annoncé samedi que les États-Unis et Israël avaient convenu de suspendre les frappes militaires planifiées contre l'Iran, cette décision intervenant à la demande expresse de Téhéran et d'autres capitales régionales.
"Malgré cela, nous venons d'être priés par l'Iran, et par d'autres pays du Moyen-Orient, de suspendre toute attaque",
a indiqué le président américain, précisant que cette suspension était conditionnée à la conclusion rapide d'un accord.Dans un autre message diffusé dimanche sur la même plateforme, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé que Washington restait
"prêts à frapper la République islamique d'Iran, à des niveaux de terreur militaire, de force et de puissance jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale". "Sur la base de cette demande, j'ai accepté... d'annuler l'attaque, sous réserve de pouvoir conclure rapidement un ACCORD. Israël se joint à moi dans cet engagement",
a-t-il ajouté.Préparatifs militaires et vigilance
Vendredi, lors d'un conseil des ministres, Donald Trump avait menacé de frapper l'Iran
"très fort"
, avant que les médias américains ne révèlent des plans d'opérations conjointes de grande ampleur. Selon CBS News, les forces américaines et israéliennes préparaient notamment des frappes visant des raffineries de pétrole et des centrales électriques iraniennes, tandis que Washington appelait ses ressortissants à "envisager de quitter"
la région face au risque d'escalade.Pressions diplomatiques régionales
Le président américain a conditionné tout accord à l'ouverture
"COMPLÈTE ET TOTALE DU DÉTROIT D'ORMUZ"
ainsi qu'à la fin de la menace nucléaire iranienne, exigeant des concessions majeures de Téhéran. Par ailleurs, selon le site Axios citant des responsables anonymes, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a téléphoné samedi à Trump pour l'"exhorter à désamorcer la situation et à s'abstenir de lancer les frappes",
exprimant ses vives inquiétudes.De plus, le secrétaire d'État Marco Rubio a affirmé dans une interview accordée à Fox News que les capacités militaires iraniennes avaient été amoindries et que les responsables à Téhéran semblaient disposés à conclure un accord sur la dénucléarisation. Toutefois, l'armée iranienne a accusé samedi les États-Unis de favoriser l'escalade des tensions, tandis que le Pakistan, pays médiateur, indiquait jeudi que des négociations étaient en cours concernant le détroit d'Ormuz.
Contexte de la guerre au Moyen-Orient
Cette annonce intervient dans un contexte d'hostilités déclenchées le 28 février par des frappes conjointes américano-israéliennes contre l'Iran, suivies de ripostes iraniennes par missiles et drones. Mercredi, un drone a également frappé un navire gazier américain amarré dans un port égyptien, une attaque dont les auteurs n'ont pas été identifiés par les autorités du Caire.
En outre, les rebelles houthis ont étendu leurs opérations à la mer Rouge, imposant un blocus aux ports saoudiens et revendiquant des attaques contre des pétroliers, tout en démentant vouloir instaurer des droits de passage au détroit de Bab el-Mandeb. Cette extension du conflit a provoqué une flambée des cours du pétrole, le baril de Brent progressant de 7,66% à 90,53 dollars.
Pour rappel, la guerre au Moyen-Orient avait débuté le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l'Iran, et malgré un protocole d'accord signé à la mi-juin pour ouvrir la voie à des pourparlers de paix, de nouvelles frappes réciproques ont éclaté début juillet.
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