Mali: Retrait de l’AES de la CPI, entre enthousiasme et réserves
Le 22 septembre dernier, l’Alliance des Etats du Sahel annonçait son retrait collectif de la Cour Pénale Internationale avec effet immédiat. Dans les rues de Bamako, la capitale malienne, cette annonce continue d’alimenter les discussions. Sur le sujet, les avis sont divers et variés.
Dans les rues de la capitale malienne, ils sont nombreux à saluer cette décision et se féliciter du courage politique de leurs dirigeants.
Le journaliste Baladji Touré estime que de nombreux pays en voie de développement sont "victimes d’arnaques" dans leurs relations avec la communauté internationale. Il soutient que dans les discours officiels. L’Onu fait croire que les Etats sont sur les mêmes pieds d’égalité, ce qui est loin d’être une réalité. Pour lui, les dirigeants de l’AES ont bien fait de claquer la porte de la CPI.
Son confrère, Tidiane Bamadio, remarque aussi que la Cour Pénale Internationale n’a jamais jugé par exemple des français. Cette juridiction ne juge d’après lui que des africains et il fait remarquer que dans les États de l’AES, les militaires qui sont au pouvoir pourraient avoir à répondre un jour devant la CPI. De son avis, ils prennent donc les devants en quittant la Cour.
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