L'ONU veut mettre au pas l'IA, pour servir l'humanité

L'intelligence artificielle (IA) n'est pas un secteur qui puisse s'autoréguler, a plaidé la patronne de l'institution de l'ONU spécialisée pour les technologies, avant l'ouverture d'un sommet à Genève réunissant experts, diplomates et robots humanoïdes.
Alors que la recherche en matière d'IA, en particulier générative, est en pleine expansion, les Nations unies appellent la communauté internationale à créer des règles et des garde-fous pour que ces technologies profitent à l'humanité sans la mettre en danger.
Parmi les participants au sommet figurent le directeur technique d'Amazon Werner Vogels, la directrice des opérations de Google DeepMind, Lila Ibrahim, ou encore le légendaire gardien de football du Real Madrid et de l'équipe d'Espagne, Iker Casillas.
Les Nations unies espèrent ainsi utiliser l'IA pour faire progresser ses objectifs sur des questions telles que la santé, le climat et la pauvreté. Son secrétaire général, António Guterres affirme les propos suivants:
Ce sommet peut aider à faire en sorte que l'intelligence artificielle soit bénéfique pour l'humanité.
"Moment critique de l'Histoire"
D'une grande complexité technique, les systèmes d'IA fascinent autant qu'ils inquiètent. S'ils peuvent sauver des vies en permettant un bond en avant des diagnostics médicaux, ils sont aussi exploités par des régimes autoritaires pour exercer une surveillance de masse des citoyens.
La diffusion sur les réseaux sociaux de fausses images, plus vraies que nature, a alerté sur les risques de manipulation de l'opinion et les dangers pour la démocratie.
Le spécialiste de l'IA Gary Marcus stipule ce qui suit:
Cette nouvelle technologie puissante se répand très largement et s'impose dans nos vies, alors que nous ne sommes vraiment pas préparés.
Pour sa part, l'Union européenne espère conclure avant la fin de l'année le premier règlement au monde visant à encadrer l'innovation dans l'IA. Mais plus de 150 grandes entreprises ont averti que ce projet risquait de nuire à la compétitivité de l'UE, notamment par rapport aux États-Unis.
Gabriela Ramos, qui a supervisé au sein de l'Unesco le développement et l'adoption du premier instrument mondial visant à promouvoir l'éthique de l'IA, la règlementation est au contraire nécessaire pour attirer les investisseurs.
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