Le président destitué de Corée du Sud boycotte la première audience de son procès sur la loi martiale

Le président destitué de la Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, a refusé mardi de se présenter à la première audience de son procès devant la Cour constitutionnelle concernant sa tentative éphémère d’imposer la loi martiale le mois dernier.
Selon l'agence Yonhap basée à Séoul, l'audience du procès en destitution de Yoon s'est terminée après seulement quatre minutes en raison de son absence.
La prochaine audience a été fixée à jeudi et se tiendra même si Yoon choisit à nouveau de ne pas y assister.
Destitué par le Parlement le 14 décembre, Yoon est actuellement retranché dans sa résidence officielle à Séoul et refuse de répondre aux convocations des enquêteurs.
Par ailleurs, une équipe conjointe d'enquêteurs anti-corruption et de policiers a demandé aux services de sécurité présidentielle ainsi qu'au ministère de la Défense de ne pas faire obstruction à leur deuxième tentative pour appréhender Yoon, accusé d’insurrection et de trahison.
Un tribunal ayant prolongé le mandat d’arrêt, les enquêteurs ont affirmé leur détermination à procéder à sa détention.
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