En prélude aux négociations portant sur les questions d'intérêt commun suite au retrait des Etats membres de la Confédération AES de la CEDEAO, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération de l'AES et le Président de la Commission de la CEDEAO ont entamé, jeudi, à Bamako des consultations.
''Les deux Parties ont adopté le Relevé des conclusions des consultations en vue du lancement des négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO'
', précise un communiqué conjoint publié jeudi et consulté par Anadolu.Les deux parties "ont abordé les questions importantes relatives aux aspects politiques, diplomatiques, administratifs et institutionnels, juridiques, sécuritaires et de développement économique et social"
, souligne le communiqué. L'AES et la CEDEAO ont, en outre, rappelé la volonté des Chefs d'Etat de la sous-région de privilégier l'intérêt supérieur des populations ouest-africaines en sauvegardant les acquis de l'intégration sous régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu'à la conclusion de nouveaux accords.
En outre, l'AES et la CEDEAO ont exprimé une préoccupation commune sur la situation sécuritaire et sont convenues de l'urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Les deux parties ont, enfin, salué l'esprit de fraternité et de responsabilité qui a marqué ces premiers échanges directs et ont convenu de les poursuivre, guidées en permanence par les intérêts des populations ouest-africaines.
C'est en janvier 2024, que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé, leur retrait "sans délai"
de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Les trois pays accusent la CEDEAO de ne plus répondre aux aspirations de leurs peuples. Pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, "la CEDEAO, sous l'influence des puissances étrangères"
est devenue "une menace pour ses États membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur".
Lui reprochant de ne leur avoir apporté aucune assistance dans leur lutte contre le terrorisme, les trois pays déplorent que, même lorsqu'ils ont décidé "de prendre leur destin en mains",
la même CEDEAO leur a imposé des "mesures illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables, en violation de ses propres textes".
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont créé la Confédération "Alliance des Etats du Sahel" le 6 juillet 2024, après avoir annoncé leur retrait de la Cédéao le 28 janvier 2024.
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