Francesca Albanese : la France maintient son appel à la démission

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réaffirmé ce dimanche, lors d’une émission diffusée sur France Inter, son appel à la démission de Francesca Albanese, rapporteure spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, malgré les interrogations d’une journaliste sur la teneur exacte des propos reprochés à l’experte indépendante.
"Succession des provocations"
Polémique
À l’approche d’une session du Conseil des droits de l’homme, le ministre a assuré que la France y réaffirmerait son attachement aux Nations unies et au rôle des mécanismes onusiens chargés d’enquêter sur les violations des droits humains, évoquant notamment les enquêtes menées sur la Syrie à partir des documents connus sous le nom de "photos de César".
Ces déclarations ont suscité une réaction du député de Paris Aymeric Caron (18e circonscription), qui a critiqué, sur le réseau social américain X, la position du ministre.
Dans un message publié en ligne, il affirme que le chef de la diplomatie reconnaît que la phrase reprochée n’a pas été prononcée tout en la jugeant condamnable, et déplore une demande qu’il estime incohérente au regard du renouvellement récent du mandat de Mme Albanese. Le parlementaire s’interroge sur la crédibilité de la diplomatie française.
Albanese, spécialiste du droit international, exerce depuis 2022 un mandat de rapporteure spéciale, fonction indépendante non salariée créée par le Conseil des droits de l’homme pour examiner et rendre compte de situations spécifiques en matière de droits humains.
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