CPI : l'Assemblée des États parties regrette le retrait du Sahel

La Présidence de l'Assemblée des États parties au Statut de Rome a exprimé mercredi sa préoccupation face aux démarches de retrait de la CPI engagées par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, estimant que cette décision risque d'affaiblir la lutte contre l'impunité.
La préoccupation de l'Assemblée des États parties
Selon la présidence de l'Assemblée des États parties (AEP), Päivi Kaukoranta, le retrait des trois États sahéliens pourrait sérieusement compromettre la justice pénale internationale.
Elle a indiqué avoir pris note avec préoccupation des initiatives de Bamako, Ouagadougou et Niamey, soulignant que cette décision risquait d'affaiblir les efforts mondiaux de lutte contre l'impunité.
L'accusation d'instrument néocolonial
Par ailleurs, le général Assimi Goïta, président de la transition malienne et alors président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a justifié cette décision par l'incapacité présumée de la Cour à juger les crimes les plus graves.
La procédure de retrait
Toutefois, la Présidence de l'AEP rappelle que le retrait du Statut de Rome ne dispense pas un État des obligations découlant de la période durant laquelle il était partie au traité.
Selon la même source, le Niger a officiellement notifié son retrait le 23 juin 2026. Cette décision prendra effet le 18 juin 2027, conformément au délai d'un an prévu par le Statut de Rome, après réception de la notification par le secrétaire général de l'ONU, dépositaire du traité fondateur.
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