Cette décision fait suite à une loi votée en avril autorisant l'interdiction des médias étrangers portant atteinte à la sécurité de l'État. Malgré les critiques, le gouvernement israélien maintient sa position contre la chaîne qatarie, la qualifiant de "porte-parole du terrorisme".
Le tribunal de district de Tel-Aviv a confirmé (jeudi) "les instructions du ministre des Communications d'arrêter la diffusion de la chaîne Al Jazeera, de fermer ses bureaux en Israël, de bloquer l'accès à ses sites internet et de saisir les équipements utilisés pour diffuser le contenu de la chaîne, pour une durée de 35 jours"
, a indiqué le ministère de la Justice, selon le site. En pleine guerre de Gaza, le Parlement israélien a voté début avril une loi permettant d'interdire la diffusion en Israël de médias étrangers portant atteinte à la sécurité de l'État.
Sur la base de ce texte, le gouvernement israélien avait approuvé le 5 mai la décision d'interdire la diffusion de la chaîne en Israël et d'y fermer ses bureaux pour une période renouvelable de 45 jours.
Mais le 9 juin, la Cour suprême, saisie d'une requête de l'Association pour les droits civiques en Israël contestant la fermeture de la chaîne, a renvoyé l'affaire devant le tribunal de district de Tel-Aviv.
Devant cette juridiction, le gouvernement a demandé la confirmation de l'interdiction pour 45 jours. Invoquant des vices de procédure, le juge l'a autorisée pour 35 jours.
Le ministre des Communications, Shlomo Karhi, a réagi dans un communiqué qualifiant Al-Jazeera de "porte-parole du terrorisme au service du Hamas".
"Pour des raisons juridiques absurdes, nous sommes obligés (de demander) sa fermeture en Israël tous les 45 jours. Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour nettoyer la région du terrorisme et de l'incitation"
à la violence, a-t-il ajouté.Depuis plusieurs années, les autorités israéliennes critiquent publiquement la couverture par Al Jazeera de l'actualité en Israël et dans les Territoires palestiniens où la chaîne a des correspondants.
La campagne militaire israélienne de représailles a dévasté la bande de Gaza et coûté la vie à plus de 37 230 Palestiniens, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza.
L'armée israélienne a accusé à plusieurs reprises des journalistes de la chaîne qatarie d'être "des agents terroristes"
affiliés au mouvement de résistance palestinien Hamas et à son allié du Jihad islamique. La chaîne nie ces accusations et accuse Israël de cibler systématiquement ses employés dans la bande de Gaza. Au moins deux de ses journalistes y ont été tués depuis le début de la guerre.
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