France: riposte déjà en cours face aux attaques hybrides russes
11:13, 22/09/2026, mardi
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LUDOVIC MARINAFP
La ministre française de la Défense, Catherine Vautrin, arrive à l'Élysée, à Paris, le 14 septembre 2026.Interrogée sur une éventuelle riposte militaire conventionnelle aux attaques hybrides russes, une source militaire française a indiqué que "c'est déjà le cas". Le ministère des Armées a précisé que la France n'est pas en guerre avec Moscou.
Selon des informations publiées par Le Monde, une source militaire française a confirmé que Paris réplique déjà, dans le champ conventionnel, aux attaques hybrides russes, sans nécessairement rendre ces actions publiques.
"C'est déjà le cas"
, a-t-elle répondu lors d'une question sur cette éventualité, soulignant la discrétion de ces opérations.Position officielle et menace identifiée
Sollicité par Anadolu, le ministère français des Armées a indiqué que
"la France n'est pas en guerre avec la Russie"
, tout en précisant que Moscou "constitue une menace pour la France"
selon la Revue nationale stratégique 2025. Cette position illustre la posture française, entre fermeté stratégique et évitement d'une qualification de conflit ouvert.
Vigilance et modernisation des capacités
Le ministère a souligné que les armées considèrent avec vigilance les opérations hybrides russes en Europe, déployant des mécanismes de détection et d'attribution des attaques, notamment via des enquêtes judiciaires.
Par ailleurs, les forces françaises participent depuis plusieurs années à des missions dans l'est du continent au sein de l'OTAN, incluant des survols de drones.
De plus, selon la même source, l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) vise à renforcer les capacités pour répondre à un
"éventuel test militaire de la Russie dans les prochaines années".
Les armées ont également développé
"une chaîne d'influence et de lutte informationnelle"
pour "contrer les manœuvres dénigrant leur action"
, comme le préconise la RNS 2025.Démenti russe et tensions diplomatiques
Toutefois, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rejeté lundi toute accusation de menace.
"La Russie ne menace ni la France ni aucun État européen"
, a-t-il affirmé, précisant que Vladimir Poutine l'avait répété à de multiples reprises, notamment à l'adresse de dirigeants du Rassemblement national.Par ailleurs, le sujet des attaques hybrides n'est pas nouveau dans les relations bilatérales : début septembre, Paris avait convoqué le chargé d'affaires russe après l'attribution par l'Allemagne à Moscou d'un incident à l'aéroport de Leipzig le 4 août.
Le Quai d'Orsay avait alors qualifié ces attaques d'
"escalade irresponsable"
, tandis que Moscou dénonçait une "escalade sans précédent".A lire également:

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