France : l’Élysée célèbre les 25 ans de la loi Taubira et appelle à renforcer le travail mémoriel sur l’esclavage

À l’occasion du 25ᵉ anniversaire de la loi du 21 mai 2001 reconnaissant l’esclavage et la traite négrière comme crime contre l’humanité, une cérémonie s’est tenue à l’Élysée en présence de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques et associatives, notamment Christiane Taubira, rapporteure de la loi de 2001, et le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany.
Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a rendu hommage au travail mené autour de cette loi portée par Christiane Taubira, soulignant son rôle dans la reconnaissance de cette mémoire et dans l’évolution des politiques publiques de commémoration et de recherche historique.
Le président a également insisté sur la nécessité de poursuivre ce travail de mémoire, notamment à travers l’éducation, la recherche et la reconnaissance des victimes et des récits historiques longtemps marginalisés.
Le "Code noir"
Il définissait les droits des maîtres et les conditions de vie imposées aux personnes réduites en esclavage, considérées comme des biens meubles et privées de liberté juridique. Ce texte a structuré durablement le système esclavagiste dans les territoires coloniaux jusqu’à l’abolition définitive de l’esclavage en 1848.
Création d’un mémorial des victimes de l’esclavage à Paris
Il a par ailleurs évoqué la poursuite du travail mémoriel et scientifique, notamment à travers les commissions historiques avec plusieurs pays, dont Haïti, le Cameroun, le Rwanda et le Ghana, afin d’approfondir les travaux sur la colonisation et ses conséquences.
La cérémonie s’inscrit dans un moment de réflexion plus large sur la mémoire de l’esclavage, la colonisation et les relations de la France avec l’Afrique, les Caraïbes et ses territoires ultramarins.
Il définissait les droits des maîtres et les conditions de vie imposées aux personnes réduites en esclavage, considérées comme des biens meubles et privées de liberté juridique. Ce texte a structuré durablement le système esclavagiste dans les territoires coloniaux jusqu’à l’abolition définitive de l’esclavage en 1848.
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