France : hôpitaux en grève, soignants et syndicats tirent la sonnette d’alarme face aux urgences saturées

Le personnel soignant des urgences de plusieurs hôpitaux français se mobilise pour alerter sur des conditions jugées critiques et des manques d’effectifs préoccupants.
À l'hôpital Lyon Sud, les agents des urgences sont en grève depuis le mercredi 11 février, réclamant des renforts face à un afflux massif de patients.
Angers : une mobilisation qui ne faiblit pas
Au CHU d’Angers, la grève des urgences, lancée le 19 janvier 2026, se poursuit. Selon Ouest France, les syndicats ont prévu cette semaine une rencontre avec Christophe Béchu, le maire d’Angers, ainsi qu’un appel à la mobilisation.
Chartres : tensions et manque de personnel
À l'hôpital de Chartres, les syndicats FO et CGT ont déclenché un mouvement de grève illimitée dans le service des urgences depuis le jeudi 12 février. Selon L’Écho Républicain, le préavis de grève déposé le 6 février n’a pas été levé.
La direction de l’hôpital assure poursuivre le dialogue et indique que le service des urgences continue à fonctionner normalement malgré le mouvement social.
Corse et Dijon : des situations critiques
Au CHU de Dijon, les urgences ont enregistré début février des délais d’attente pouvant atteindre 35 heures, principalement en raison d’un manque de lits d’aval. Selon Le Bien Public, la situation s’est aggravée depuis janvier, provoquant un engorgement persistant.
Revendications communes et perspectives
À Lyon, les urgences de l’Hôpital Édouard-Herriot ont été touchées par un mouvement similaire. À l’appel des syndicats CGT et FO, le personnel réclame la création de binômes infirmier/aide-soignant supplémentaires, l’ouverture de postes d’agents et de brancardiers, un renforcement de la sécurité et une supervision médicale 24h/24.
Selon Le Progrès, les syndicats alertent sur la menace que représente la situation pour la qualité et la sécurité des soins. Ces mouvements s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions dans la médecine de ville, où la grève de janvier a entraîné des fermetures de cabinets et une baisse d’activité mesurée par l’Assurance maladie jusqu’à –19 % pour les généralistes et –12 % pour les spécialistes, selon aducee.net.
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte plus large de tensions dans la médecine de ville, où les grèves débutées le 5 janvier ont affecté l’accès aux soins, avec des fermetures de cabinets et une participation significative des professionnels.
La position du ministère de la Santé face à la grève des médecins
Depuis la reprise des grèves dans les hôpitaux français, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ne s’est pas encore exprimée publiquement sur le sujet.
Le ministère avait alors indiqué vouloir accompagner le débat parlementaire par un amendement supprimant la mesure modifiant cette procédure. Une mission devait également être lancée afin d’établir un diagnostic et de formuler des propositions d’amélioration, en particulier sur la transparence et la communication.
Il s’était également engagé à concrétiser la mise en place d’un guichet d’aide et d’information à l’installation des médecins, prévu depuis 2023 mais resté lettre morte.
L’ensemble de ces annonces visait à répondre aux principales revendications des syndicats et à apaiser les tensions persistantes dans le secteur libéral.
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