"Samedi la gendarmerie nationale était informée de la découverte à proximité du hameau du Vernet d'ossements"
dont les analyses d'identification génétiques ont permis "de conclure ce dimanche qu'il s'agissait des ossements de l'enfant Émile Soleil",
a affirmé dans un communiqué le procureur d'Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.Contacté par l'AFP, il n'a pas souhaité faire davantage de commentaires concernant "cette affaire complexe"
. L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Pontoise, dans la région parisienne, "poursuit les analyses criminalistiques sur les ossements et la gendarmerie nationale se consacre à déployer des moyens pour entreprendre des recherches complémentaires sur la zone géographique où ils ont été retrouvés",
a-t-il poursuivi, sans pouvoir donc donner d'éléments sur la cause du décès de l'enfant. Ces quelques ossements auraient été retrouvés par un promeneur, a expliqué à l'AFP une source proche du dossier, sans autre précision sur les circonstances.
Quand il a disparu le 8 juillet, Émile venait d'arriver pour les vacances d'été dans la résidence secondaire de ses grands-parents maternels, et deux voisins affirment l'avoir vu dans la rue principale du hameau du Haut-Vernet, mais avec des récits contradictoires.
Le petit garçon avait été aperçu vers 17h15, dans l'unique rue de ce minuscule hameau de 25 habitants. Ses parents n'étaient pas présents ce jour-là.
La découverte de ses ossements est une étape importante dans l'enquête sur sa disparition, à propos de laquelle aucune piste n'avait été écartée, même si la thèse de la chute mortelle s'est rapidement étiolée après les multiples battues organisées dans les environs du hameau, situé à 1.200 mètres d'altitude.
D'abord ouverte pour disparition inquiétante, l'enquête avait rapidement requalifiée en motifs criminels pour "enlèvement"
et "séquestration".
Une mise en situation, sorte de reconstitution des faits, avait eu lieu pour la première fois jeudi au Haut-Vernet, avec 17 personnes, dont toutes celles présentes le jour de la disparition de l'enfant.
Aucune information n'avait filtré à l'issue de cette reconstitution.
Jusqu'à présent, l'attention a beaucoup porté sur le grand-père maternel d'Émile, Philippe V., qui avait la garde de l'enfant ce jour-là.
Placé sous statut de témoin assisté dans une enquête sur des violences et agressions sexuelles présumées au début des années 1990 au sein d'un établissement scolaire privé religieux dans le Pas-de-Calais (nord), cette piste a toujours été étudiée, "au même niveau"
que les autres, selon une source proche du dossier interrogée il y a quelques jours.
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