France : cinq inculpés pour financement présumé du Hamas
16:24, 03/10/2026, samedi
AFP

Photo par FAIZ QREQA / MIDDLE EAST IMAGES / MIDDLE EAST IMAGES VIA AFP
Des Palestiniens portent un corps enveloppé dans un drapeau du Hamas aux côtés d’affiches alors qu’ils défilent lors de la procession funéraire des commandants Izz al-Din al-Beik et Mohannad Abu al-Foul à Gaza, dans la bande de Gaza, le 29 septembre 2026.Cinq personnes ont été inculpées en France, soupçonnées d'avoir fait parvenir via des associations humanitaires des fonds au Hamas, ce qu'elles contestent, a indiqué samedi le parquet national antiterroriste.
Garde à vue et mise en examen
Selon le parquet national antiterroriste (Pnat), les cinq suspects ont été placés en garde à vue mardi par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), chargés des investigations. De plus, une information judiciaire a été ouverte vendredi pour
"financement d'entreprise terroriste, en l'occurrence le Hamas"
, ainsi que pour "abus de confiance en bande organisée"
et blanchiment en relation avec une entreprise terroriste.Mesures de contrôle et détention provisoire
Les cinq personnes déférées devant la justice ont été inculpées pour ces motifs graves, notamment les deux présidents des associations visées par la procédure. En outre, trois d'entre elles ont été placées sous contrôle judiciaire selon les réquisitions du Pnat, tandis que le parquet avait requis le placement en détention provisoire des deux dirigeants. Toutefois, le premier a été incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat contradictoire différé qu'il a sollicité, tandis que le second a finalement été placé sous contrôle judiciaire.
Défense et contestation
Les suspects auraient fait parvenir
"des fonds à un tiers, collecteur"
pour "le compte du Hamas, ce qu'elles contestent"
, précise le ministère public. Dans ce contexte, l'avocate de l'un des présidents d'association, Me Lucie Simon, a affirmé auprès de l'AFP : "Mon client a participé à des collectes de fonds dans un but exclusivement humanitaire, une détention serait scandaleuse".
Par ailleurs, ni la localisation précise des deux structures en France, ni le montant des sommes incriminées, n'ont été dévoilés par les autorités.Contexte de l'enquête
Pour rappel, l'enquête préliminaire avait été ouverte le 21 avril dernier pour soupçon de financement du terrorisme et association de malfaiteurs en vue de crimes contre les personnes. Selon la même source, les autres avocats des suspects sollicités par l'AFP n'ont pas souhaité faire de commentaire sur cette affaire.
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