France : le ministre Amiel entre revendications lycéennes et violences
15:05, 03/10/2026, samedi
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Le ministre Amiel entre revendications lycéennes et violencesLe ministre des Comptes publics David Amiel a appelé à prendre en compte les revendications des lycéens tout en condamnant les violences lors des mobilisations, dans un entretien accordé à franceinfo. Il a également évoqué la responsabilité civile des parents de mineurs.
Droit de manifester et devoir d'écoute
Selon franceinfo, David Amiel a estimé que les lycéens avaient
"le droit de manifester"
et de faire valoir leurs revendications, notamment sur la rénovation des bâtiments scolaires et les conditions d'organisation des cours. Par ailleurs, il a affirmé que le gouvernement avait "le devoir de les entendre"
, précisant que le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray avait déjà reçu les organisations lycéennes et que des annonces avaient été faites.Renforcements budgétaires et recrutements
Le ministre a souligné que le budget de l'Éducation nationale figurait parmi ceux qui augmentent le plus, hors défense, dans le projet budgétaire présenté par l'exécutif. Il a notamment cité le recrutement de 1 300 accompagnants d'élèves en situation de handicap, ainsi que plusieurs centaines d'infirmières et de conseillers principaux d'éducation (CPE), des mesures destinées à réduire les effectifs par classe et à améliorer les conditions de vie dans les établissements. Toutefois, il a reconnu que
"ce travail doit continuer".
Condamnation des violences et tensions politiques
Interrogé sur les risques de nouvelles journées de tension, David Amiel a indiqué que ce qui l'inquiétait
"le plus"
était précisément "les violences"
, disant avoir une pensée particulière pour les agents publics, les enseignants, les chefs d'établissement et les policiers susceptibles d'être exposés. De plus, il a critiqué les prises de position de responsables de La France Insoumise, accusant certains élus de "jeter de l'huile sur le feu"
tout en apportant sa solidarité aux personnels.Responsabilité civile des parents de mineurs
Selon la même source, le ministre a été interrogé sur la proposition du garde des Sceaux Gérald Darmanin visant à engager la responsabilité financière des parents de mineurs impliqués dans des dégradations. David Amiel a précisé que M. Darmanin avait adressé une circulaire rappelant
"le droit existant"
en la matière, expliquant que cette responsabilité pouvait être engagée lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies. Il a également distingué les situations des mineurs de celles des majeurs, affirmant : "Quand il y a des majeurs, c'est leur responsabilité directe à eux qui est engagée",
tout en soulignant que les auteurs de violences ne sont pas nécessairement tous des lycéens.Pour rappel, aucune réaction de La France insoumise, des organisations lycéennes ou des syndicats n'a été rapportée dans les éléments recueillis.
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