France : 24 lycéens en garde à vue à Nice et Menton
15:54, 01/10/2026, jeudi
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Capture vidéo / @FranceSouvUnieX
Des lycéens ont bloqué la Promenade des Anglais et détérioré du mobilier urbain, à Nice, en France, le 1er octobre 2026.La mobilisation lycéenne s'est étendue aux universités jeudi, poussant le gouvernement à ouvrir une cellule de crise, tandis que 24 nouvelles gardes à vue de jeunes de 14 à 18 ans ont été décidées à Nice et Menton, selon le procureur de la République.
Arrestations dans le Sud-Est
Selon le procureur de la République de Nice, 24 nouvelles gardes à vue ont été décidées ce jeudi matin pour des jeunes âgés de 14 à 18 ans.
Vingt de ces interpellations concernent la ville de Nice et quatre celle de Menton, a précisé la même source.
Parallèlement, parmi les procédures déjà en cours, trois majeurs sont poursuivis en comparution immédiate, tandis que douze mineurs sont déférés devant un juge des enfants et quinze autres devant un délégué du procureur.
Violences dans plusieurs établissements
Par ailleurs, la mobilisation a été marquée par de graves violences urbaines à travers le pays.
À Marseille, où le réseau de transports en commun a été totalement paralysé, un véhicule des marins-pompiers a été pillé et incendié, et la direction du lycée Victor-Hugo a été éclaboussée d'essence lors d'une tentative de blocage enflammé.
À Nantes, le hall du lycée Nelson-Mandela a été partiellement ravagé par un incendie volontaire, a indiqué la préfecture.
De plus, dans le Pas-de-Calais, le proviseur d'un établissement d'Auchel a été hospitalisé après avoir été blessé à l'oreille par un tir de mortier d'artifice, selon des sources concordantes.
La contestation perturbe plus de 200 lycées rien qu'en Île-de-France pour une facture provisoire dépassant le million d'euros, et touche désormais au moins 26 universités à travers le pays.
Condamnations politiques
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a fermement condamné des actes d'une
"extrême gravité"
et préconisé le recours aux cours à distance si la sécurité n'est plus garantie. Dans ce contexte, l'opposition de droite et la majorité présidentielle font bloc pour dénoncer le rôle de la gauche radicale, notamment les candidats déclarés à l'élection présidentielle Gabriel Attal et Édouard Philippe, rejoints par Marine Le Pen, qui ont unanimement accusé La France insoumise (LFI) d'
"instrumentaliser"
cyniquement la jeunesse pour semer le chaos.Invité sur BFMTV, le candidat LR Bruno Retailleau a franchi un cap politique en qualifiant LFI de
"parti séditieux"
et en soulevant ouvertement "la question de l'interdiction"
du parti, qu'il accuse de vouloir "organiser l'insurrection"
. Une proposition appuyée par le président du RN, Jordan Bardella, qui souhaite faire payer la facture des dégâts à LFI et aux familles des casseurs.
Toutefois, du côté des insoumis, la députée Clémence Guetté a répliqué en dénonçant une manœuvre de Retailleau pour
"faire parler de lui"
. Par ailleurs, Mathilde Panot a salué une "mobilisation admirable"
de la jeunesse face au gouvernement.Contexte du mouvement
Le mouvement lycéen actuel s'est cristallisé autour du refus du budget d'austérité et de la revendication de moyens accrus pour les conditions d'apprentissage dans le service public d'éducation.
En outre, la mobilisation s'est fortement durcie et étendue aux universités ce jeudi 1er octobre partout en France, poussant le gouvernement à ouvrir en urgence une cellule interministérielle de crise à Beauvau et à annuler la totalité des déplacements ministériels jusqu'à lundi.
Pour rappel, la contestation a franchi un cap critique au lendemain d'une journée de mercredi particulièrement dense, qui s'était soldée par le blocage de 356 établissements et l'interpellation de 625 personnes, selon des données officielles.
Cette escalade traduit la radicalisation croissante du conflit autour des moyens alloués à l'éducation nationale.
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