Ituri : l'OMS alerte sur l'aggravation de l'épidémie d'Ebola
09:32, 19/07/2026, dimancheM: Mise à jour: 09:32, 19/07/2026, dimanche
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Photo par BENEDICTION MURHABAZI AFP
Un agent d'hygiène désinfecte les pieds d'une personne à l'entrée du centre de traitement d'Ebola (CTE) de Rwampara, à Bunia, dans la province de l'Ituri, à l'est de la République démocratique du Congo, le 13 juillet 2026.La transmission du virus Ebola en République démocratique du Congo demeure particulièrement préoccupante dans la province de l'Ituri, avec plus de 2 000 cas et près de 800 décès recensés en deux mois, a indiqué le directeur général de l'OMS.
Un bilan inquiétant en province d'Ituri
Selon un message publié sur le réseau social X par Tedros Adhanom Ghebreyesus, la progression de l'épidémie s'accélère dans l'est de la République démocratique du Congo. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé a précisé que plus de 2 000 cas et près de 800 morts avaient été enregistrés depuis le début de la crise sanitaire, soit deux mois environ. Par ailleurs, il a souligné que la majorité des nouveaux cas étaient détectés en dehors des listes de contacts déjà identifiés, ce qui complique considérablement les stratégies de contrôle.
Des décès majoritairement communautaires
Selon le responsable de l'OMS, environ deux tiers des décès liés au virus surviennent directement au sein des communautés locales. Cette situation illustre les difficultés d'accès aux populations affectées et limite l'efficacité des équipes médicales déployées sur le terrain. De plus, la dispersion des cas hors des circuits de prise en charge traditionnels renforce le risque de transmission communautaire incontrôlée dans la région.
Riposte internationale et limites sanitaires
L'OMS, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et leurs partenaires soutiennent activement le ministère congolais de la Santé. Ces organisations collaborent afin d'accélérer les capacités de prise en charge médicale, les opérations de laboratoire, le suivi des contacts et la mobilisation communautaire. Toutefois, Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que les interventions sanitaires seules ne suffiraient pas à contenir l'épidémie, appelant à une réponse politique globale permettant de garantir l'accès humanitaire et de protéger les agents de santé.
L'insécurité complique les opérations
La situation sécuritaire dans l'est de la RDC constitue un obstacle majeur à la lutte contre la propagation du virus. Le directeur général de l'OMS a indiqué que les affrontements armés limitaient l'accès aux patients et exposaient les équipes médicales à des risques accrus. En outre, il a rapporté qu'un centre de traitement Ebola situé à Bunia avait été attaqué la veille de sa déclaration. Selon la même source, même un cessez-le-feu temporaire pourrait contribuer à faciliter les opérations de secours et à protéger les personnels engagés dans la réponse sanitaire.
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