Ebola en RDC: 567 cas et 296 décès en une semaine
11:50, 04/08/2026, mardi
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DHADHA
L'épidémie d'Ebola en RDC atteint un pic: 567 cas et 296 décès en une semaine.L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo franchit un cap alarmant. En une semaine, l'OMS recense 567 nouveaux cas et 296 décès, un record depuis mai. Le bilan total atteint 3 748 cas confirmés et 1 657 morts, soit 44,2 % de létalité. L'Ituri concentre 90 % des cas. L'insécurité et les déplacements de population compliquent une riposte que l'OMS juge encore insuffisante.
L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) connaît une flambée sans précédent. En une seule semaine, le pays a enregistré 567 nouveaux cas et 296 décès. Il s'agit des niveaux hebdomadaires les plus élevés depuis le début de l'épidémie, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Un bilan record pour l'épidémie d'Ebola en RDC
Le ministère congolais de la Santé a actualisé les chiffres au 1er août. Le bilan atteint désormais 3 748 cas confirmés et 1 657 décès. Ainsi, le taux de létalité s'établit à 44,2 %.
Par ailleurs, 690 patients restent hospitalisés ou placés en isolement. De plus, 708 personnes ont déjà été déclarées guéries.
L'épidémie a été déclarée le 15 mai en Ituri. Elle est devenue la plus importante jamais enregistrée en RDC. En effet, elle dépasse désormais celle de 2018-2020, qui avait totalisé 3 317 cas confirmés.
Une propagation contenue à 49 zones de santé
La situation reste stable sur le plan géographique. Le ministère recense 49 zones de santé affectées. Cependant, aucune nouvelle zone n'a été enregistrée au cours des dernières 24 heures.
"La situation demeure stable sur le plan géographique, avec 49 zones de santé affectées et aucune nouvelle zone de santé enregistrée au cours des dernières 24 heures"
, a indiqué le ministère.La maladie touche cinq provinces. Il s'agit du Haut-Uélé, de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo. À elle seule, l'Ituri concentre près de 90 % des cas.
Le suivi des contacts progresse également. Le taux atteint 80,1 %. En outre, les équipes ont examiné plus de 1 000 alertes et analysé plusieurs centaines d'échantillons en une journée.
"Les dispositifs de surveillance, d'investigation et de laboratoire restent pleinement mobilisés"
, a assuré le ministère.Des centres de traitement sous pression
La prise en charge des malades se poursuit malgré des tensions. En effet, certains centres du Nord-Kivu et de l'Ituri subissent une forte pression.
International Medical Corps (IMC) prépare une réponse d'ampleur. Avec le soutien des Nations unies, l'organisation doit ouvrir en Ituri un centre de traitement de 100 lits. Ce sera le plus grand jamais installé dans le pays.
Un centre de transit a par ailleurs été créé sur le site de déplacés de Kigonze. Il permettra d'identifier plus vite les cas suspects.
À Nizi, près du foyer initial de Mongbwalu, l'effort se renforce aussi. L'OMS y a porté à 80 lits la capacité d'un autre centre de traitement.
L'insécurité complique la riposte contre Ebola
L'insécurité pèse lourdement sur les opérations. Près de 270 000 personnes ont fui les violences des groupes armés. Elles vivent désormais dans des sites de déplacés en Ituri, où des cas d'Ebola ont été confirmés.
Plusieurs facteurs entravent la surveillance. Les déplacements de population, les activités minières et les mouvements transfrontaliers compliquent la riposte, selon l'OMS.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) coordonne une mission à Nia-Nia. Là, des attaques ont perturbé un centre de traitement et d'autres opérations humanitaires.
Le personnel soignant paie un lourd tribut. Au 30 juillet, 151 professionnels de santé avaient été contaminés et 44 étaient décédés, selon l'OMS.
Le ministère maintient toutefois ses actions de terrain. Il poursuit
"les activités de communication des risques, d'engagement communautaire, d'enterrements dignes et sécurisés ainsi que de soutien psychosocial".
Un appel à une riposte renforcée
L'OMS appelle à un changement d'échelle rapide.
"Un changement d'échelle substantiel sera nécessaire dans tous les piliers pour prendre le dessus sur l'épidémie"
, a averti l'organisation.Enfin, la mobilisation se poursuit au plus haut niveau. Le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Mohamed Janabi, doit prochainement se rendre en Ituri.
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