Cuba: Díaz-Canel dénonce les visées d'appropriation américaines
16:42, 26/07/2026, dimanche
AFP

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Le président cubain Miguel Díaz-Canel.Le chef de l'État cubain Miguel Díaz-Canel a accusé dimanche les États-Unis de mener une "politique génocidaire" visant à s'approprier l'île, alors que Washington intensifie sa pression économique sur La Havane.
Accusations contre la politique américaine
Selon des déclarations rapportées par la presse officielle, le président cubain
Miguel Díaz-Canel
a accusé dimanche les États-Unis de mener une "politique génocidaire"
destinée à asphyxier le peuple cubain dans le but de s'emparer du territoire. "Cuba mène aujourd'hui une bataille historique"
contre "une politique génocidaire qui s'est donnée pour objectif d'asphyxier tout un peuple afin de s'approprier le pays"
, a déclaré le chef de l'État depuis la province de Pinar del Rio, à l'occasion du 73e anniversaire de l'attaque de la caserne de Moncada menée par Fidel Castro en 1953.Renforcement des sanctions
Depuis le mois de janvier, l'administration du président Donald Trump applique une stratégie de pression maximale à l'encontre de l'île communiste, située à quelque 150 kilomètres des côtes de Floride. Outre l'embargo commercial en vigueur depuis 1962, Washington a également imposé un blocus pétrolier ainsi qu'une série de sanctions ciblant des entreprises et des personnalités dirigeantes cubaines. Par ailleurs, les restrictions les plus récentes, annoncées jeudi, visent spécifiquement le programme des missions médicales à l'étranger, constituant l'une des principales sources de devises pour l'économie nationale.
De plus, ces mesures coercitives ont provoqué un effondrement du secteur touristique, entraîné le retrait de nombreuses firmes étrangères et provoqué un assèchement critique des entrées de devises étrangères. "Le blocus est une arme de guerre et provoque des morts", a affirmé M. Díaz-Canel, soulignant que la Maison-Blanche cherchait délibérément à provoquer une "explosion sociale" pour imposer des gouvernements alignés sur ses intérêts.
Crise énergétique et manifestations
Sur l'île comptant 9,4 millions d'habitants, la crise énergétique atteint des proportions critiques, avec des coupures d'électricité s'étendant sur 30 heures dans la capitale et plusieurs jours consécutifs dans les provinces. En outre, le pays a connu trois pannes généralisées du réseau électrique au cours du seul mois de juillet, affaiblissant gravement les services sociaux essentiels et attisant le mécontentement populaire.
Face à ces difficultés, la population exprime régulièrement sa colère par des manifestations spontanées, notamment en soirée dans la capitale. Des habitants tapent sur des casseroles et mettent le feu à des tas d'ordures pour dénoncer les pannes récurrentes, les interruptions d'approvisionnement en eau ainsi que les pénuries alimentaires persistantes.
Réformes économiques et riposte
Dans ce contexte, le chef de l'État cubain a appelé à l'"unité" nationale et à la
"mise en œuvre des transformations économiques et sociales"
, annoncées mi-juin sous la forme d'un programme de 176 mesures. Ce dispositif prévoit notamment un virage significatif vers une économie de marché destiné à faire face aux restrictions internationales.De son côté, le président américain Donald Trump qualifie Cuba de
"menace extraordinaire"
pour la sécurité nationale des États-Unis et a à plusieurs reprises menacé d'en "prendre le contrôle"
. Selon la même source, les tensions bilatérales demeurent à leur paroxysme alors que l'administration américaine maintient sa posture hostile à l'égard du gouvernement de La Havane.À lire également:

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