"Nous exprimons notre disponibilité à contribuer aux efforts appropriés pour assurer un passage sûr à travers le détroit. Nous saluons l’engagement des nations qui participent à la planification préparatoire",
ont déclaré les dirigeants dans un communiqué conjoint.Ils ont fermement condamné les attaques, précisant : "Nous condamnons avec la plus grande fermeté les récentes attaques de l’Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, y compris les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes."
Ils ont exhorté Téhéran à cesser ses actions agressives, appelant l’Iran à "mettre immédiatement fin à ses menaces, au déploiement de mines, aux attaques par drones et missiles ainsi qu’à toute tentative de bloquer le détroit pour la navigation commerciale, et à se conformer à la résolution 2817 du Conseil de sécurité de l’ONU."
Soulignant les conséquences plus larges, le communiqué avertit que "les effets des actions de l’Iran se feront ressentir par les populations du monde entier, en particulier les plus vulnérables",
et réaffirme que "la liberté de navigation est un principe fondamental du droit international, y compris en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer."
Les pays ont également souligné que toute ingérence dans la navigation internationale « constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales » et ont appelé à "un moratoire immédiat et global sur les attaques contre les infrastructures civiles, y compris les installations pétrolières et gazières."
Sur le plan de la sécurité énergétique, le communiqué salue la décision de l’Agence internationale de l’énergie de libérer les réserves stratégiques de pétrole et promet de prendre d’autres mesures pour stabiliser les marchés. "Nous prendrons d’autres mesures pour stabiliser les marchés de l’énergie, notamment en travaillant avec certains pays producteurs pour augmenter la production."
L’escalade régionale se poursuit depuis que Israël et les États-Unis ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran le 28 février, faisant jusqu’à présent plus de 1 200 morts, y compris l’ancien Guide suprême Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des attaques de drones et de missiles dans toute la région et a fermé de facto pour la plupart des navires le détroit d’Ormuz, une route pétrolière clé qui transporte normalement environ 20 millions de barils par jour, soit près de 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.
Les prix du pétrole ont augmenté jeudi après les attaques iraniennes contre des installations énergétiques au Moyen-Orient, alors que les tensions avec les États-Unis et Israël persistent.
Le baril de Brent, référence internationale, se négociait à 113,55 dollars à 10h02 (heure locale, 07h02 GMT), en hausse de 5,74 % par rapport à la clôture précédente à 107,38 dollars.
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