Pékin dénonce l'enquête de l'UE sur JD.com
16:34, 19/08/2026, mercredi
AFP

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Dans un communiqué publié en ligne, l'exécutif chinois a dénoncé une ingérence inacceptable dans les affaires commerciales de Pékin.Le ministère chinois de la Justice a déclaré mercredi que l'Union européenne dépassait ses compétences en enquêtant sur le rachat de Ceconomy par JD.com, suspecté par Bruxelles d'être financé par des subventions publiques chinoises.
Pékin dénonce une ingérence extraterritoriale
Le ministère chinois de la Justice a affirmé mercredi que l'Union européenne n'avait pas compétence pour examiner le rachat du distributeur allemand d'électronique Ceconomy par le géant du commerce en ligne JD.com.
Cette prise de position intervient alors que la Commission européenne a ouvert en mai une enquête approfondie sur cette opération, soupçonnant la présence de financements publics chinois.
Dans un communiqué publié en ligne, l'exécutif chinois a dénoncé une ingérence inacceptable dans les affaires commerciales de Pékin.
Selon le même ministère, les pratiques d'enquêtes transfrontalières menées par Bruxelles visant des entités chinoises
"constituent des mesures inappropriées de juridiction extraterritoriale"
. "Nulle organisation ni nul individu ne peut exécuter ou aider à exécuter de telles mesures inappropriées de juridiction extraterritoriale"
, a-t-il précisé dans ce document. Cette mise en garde souligne la détermination de Pékin à résister aux investigations unilatérales de l'Union européenne.Bruxelles suspecte des subventions d'État
Par ailleurs, la Commission européenne, qui détient l'autorité de la concurrence pour les vingt-sept États membres, avait indiqué en mai qu'une enquête préliminaire avait montré
"que JD.com pourrait avoir bénéficié de subventions étrangères faussant le marché intérieur de l'UE".
Cette investigation approfondie vise à déterminer si ces aides ont permis au groupe chinois de surenchérir sur le distributeur allemand Ceconomy, perturbant ainsi l'équilibre du processus d'acquisition.
Elle examinera également l'impact de ces subventions sur la position concurrentielle de l'entité fusionnée après la transaction.
De plus, l'enquête doit établir si ces financements publics ont amélioré la position concurrentielle de l'entité issue de la fusion après la finalisation de l'opération.
Ces investigations témoignent du durcissement progressif de la position de Bruxelles à l'égard de Pékin, alors que l'Europe cherche à protéger ses entreprises contre une concurrence déloyale présumée. Cette démarche s'inscrit dans une stratégie commerciale défensive renforcée ces derniers mois.
Le groupe chinois conteste les accusations
Toutefois, JD.com a vigoureusement contesté ces accusations dans une réaction préalable. Le groupe a affirmé que l'acquisition de Ceconomy ne serait pas financée par des subventions publiques, démentant catégoriquement avoir reçu une quelconque aide liée à cette opération.
Il a notamment rejeté toute suggestion d'une distorsion potentielle de la concurrence au sein du marché européen.
JD.com a précisé qu'il n'avait reçu aucune aide
"susceptible de provoquer une distorsion de la concurrence dans l'UE",
a-t-on appris de même source. Cette déclaration intervient dans un contexte où Bruxelles cherche à renforcer ses instruments de défense commerciale face aux investissements étrangers subventionnés. Pour rappel, Ceconomy est un acteur majeur de la distribution d'électronique en Europe, ce qui explique la sensibilité particulière de ce dossier aux yeux des autorités de concurrence.
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