Ledit projet avait été rejeté par l'Assemblée nationale, début décembre dernier et conduit à la démission du gouvernement de Michel Barnier, suite à une motion de censure.
Le nouveau texte, repris par le gouvernement de François Bayrou, doit être examiné, le 30 janvier, en commission paritaire, regroupant 7 membres du Sénat et 7 membre de l'Assemblée, avant d'être examiné de nouveau par la représentation nationale à partir du 3 février prochain.
Si le gouvernement de Michel Barnier misait sur des économies à hauteur de 60 milliards d'euros, celui de François Bayrou n'en prévoit que 31 milliards, avec un déficit de l'ordre de 5,4%, ramené à 5,3% suite à des coups de rabot.
En effet, par rapport à la version proposée par le gouvernement, les sénateurs sont parvenus à adopter plusieurs coups de rabot, à l'instar de "l'aide au développement (-2,78 milliards d'euros au total sur un budget de 6,5 milliards), l'écologie (-995 millions), l'enseignement supérieur et la recherche (- 630 millions), France 2030 (-535 millions) et l'audiovisuel public (-80 millions)",
selon le compte rendu de "PublicSénat". L'on note également des rejets "comme sur l'agriculture (le gouvernement voulait -285 millions supplémentaires, en plus de -300 millions déjà prévus et votés), le sport (le gouvernement défendait -123 millions sur la totalité de la mission sport, jeunesse et vie associative) ou l'éducation nationale (l'amendement prévoyait – 52 millions)",
selon la même source. En ce qui concerne le budget des collectivités locales, les sénateurs ont ramené "l'effort, de 5 à 2,2 milliards d'euros".
Une exception a été, par ailleurs, constatée au niveau du budget de la défense, avec une hausse "de 3,3 milliards d'euros, conformément à la trajectoire de la loi de programmation militaire 2024-2030".
Pour rappel, si le Sénat n'a pas trouvé de difficulté à adopter le projet de budget 2025, la donne risque d'être différente à l'Assemblée nationale, où aucune formation politique ne dispose de la majorité absolue.
Cela pourrait amener le Premier ministre à recourir à l'article 49.3 de la Constitution, permettant de faire adopter le texte sans passer par le vote, ce qui l'expose de nouveau à l'épreuve de la censure.
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