Coran déchiré et enfoncé dans la bouche d'un jeune tunisien: 5 policiers jugés à Nice pour violences et injures racistes
10:20, 24/10/2025, vendredi
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Dans un entretien accordé à Anadolu, l’avocat de l’une des victimes, Maître Kada Sadouni, décrit des faits d’une extrême gravité. Son client aurait subi "des violences physiques, des insultes à caractère raciste et islamophobe".Ce vendredi 24 octobre, le tribunal correctionnel de Nice sera le théâtre d’un procès particulièrement sensible. Cinq personnes comparaîtront pour "violences aggravées", "injures non publiques en raison de la religion" et "refus d’un droit en raison de l’ethnie ou de la religion".
Si ces chefs d’accusation ne sont pas inédits, l’identité des prévenus confère à l’affaire une portée singulière : tous sont policiers.
Les faits remontent à juillet dernier, dans le quartier des Moulins, à l’ouest de Nice. Ce jour-là, deux ressortissants tunisiens sont interpellés par une patrouille de police. Se disant habitué des violences policières, l’un des hommes décide d’activer le dictaphone de son téléphone portable.
Pendant trente-deux minutes, l’appareil enregistre sans interruption la scène. Sur cette bande sonore, devenue pièce maîtresse du dossier, les enquêteurs ont découvert des propos d’une rare violence.
"T’es là pour violer des Françaises et nous voler"
"T’es un arabe. T’es là pour violer des Françaises et nous voler ! Ici personne ne veut de toi ! Donc tu vas rentrer dans ton pays"
peut-on ainsi entendre, accompagnés de bruits de coups, laissant supposer que les interpellés ont été frappés.Dans un entretien accordé à Anadolu, l’avocat de l’une des victimes, Maître Kada Sadouni, décrit des faits d’une extrême gravité. Son client aurait subi
"des violences physiques, des insultes à caractère raciste et islamophobe"
.L’avocat niçois affirme en outre que les fonctionnaires se seraient emparés
"d’un Coran miniature qui se trouvait dans la sacoche"
du jeune homme, avant "de déchirer les pages et de les lui faire avaler"
.Les cinq agents suspendus
"Les policiers se sont essuyé leurs chaussures de sécurité avec et ont même suggéré de le brûler"
poursuit Maître Sadouni, précisant que "très rapidement l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) s’est saisie du dossier"
au regard "des faits extrêmement graves"
.Les cinq agents mis en cause ont été suspendus à titre conservatoire et placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur jugement, prévu ce vendredi 24 octobre.
Maître Sadouni espère désormais
"qu’au vu des éléments du dossier, la Justice va sanctionner et condamner ces cinq policiers à hauteur de leur responsabilité pénale et leur infliger une condamnation sévère et une interdiction d’exercer la fonction de policier"
.A lire également:

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