Présidentielle 2027 : Marine Le Pen refuse le bracelet électronique
12:03, 02/07/2026, jeudi
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JULIE SEBADELHAAFP
La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen, pose avant une interview télévisée intitulée "Le Grand Entretien", diffusée sur la chaîne d'information française LCI, à Boulogne-Billancourt, au sud de Paris, le 1er juillet 2026.Marine Le Pen a affirmé qu'elle renoncerait à une candidature présidentielle en cas de condamnation l'obligeant à porter un bracelet électronique, dans ses déclarations faites à quelques jours de la décision d'appel prévue le 7 juillet.
Marine Le Pen a indiqué qu'elle ne mènerait pas campagne sous contrainte judiciaire, excluant explicitement l'hypothèse d'une condamnation avec port obligatoire d'un bracelet électronique.
"Je serai candidate (...) pour peu que je puisse faire campagne"
, a-t-elle précisé, avant d'ajouter : "Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements"
. La dirigeante du RN a également souligné : Je ne peux pas dépendre d'un magistrat pour m'autoriser à aller faire un meeting ou aller sur un marché.
Le contexte judiciaire de l'affaire des assistants parlementaires
Cette prise de position intervient alors que la cour d'appel doit rendre sa décision le 7 juillet dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens. Le parquet général avait requis cinq ans d'inéligibilité ainsi que quatre ans d'emprisonnement, dont une peine ferme, lors des audiences qui se sont déroulées du 13 janvier au 12 février 2026.
Marine Le Pen avait été condamnée en première instance le 31 mars 2025 à quatre ans d'emprisonnement dont deux ans ferme sous bracelet électronique, assortis d'une amende de 100 000 euros et de cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.
La justice lui reproche un détournement de fonds lié à un système d'emplois fictifs présumés entre 2004 et 2016, ce qui lui a déjà valu la perte de son mandat de conseillère départementale.
Un engagement politique intact
Toutefois, la députée a assuré vouloir poursuivre son engagement politique quelle que soit l'issue judiciaire. Elle a affirmé que "la peur n'a pas sa place" face à la décision à venir, tout en reconnaissant les conséquences personnelles d'un verdict défavorable.
"Quoi qu'il arrive je ne serai pas morte, quoi qu'il arrive je continuerai à mener le combat pour mes idées"
, a-t-elle déclaré, évoquant également un possible "sentiment d'injustice"
et d'être privée "d'un combat qui reste le combat de ma vie".
Le calendrier électoral de 2027
De plus, l'élection présidentielle française devrait se tenir les 18 avril 2027 pour le premier tour et le 2 mai 2027 pour le second tour. Selon des informations concordantes, ce calendrier aurait été retenu après examen de plusieurs scénarios, dont une option prévoyant un scrutin les 11 et 25 avril.
En outre, la Constitution française impose que le premier tour ait lieu entre le 35e et le 20e jour précédant l'expiration du mandat présidentiel, lequel prend fin le 14 mai 2027.
La décision de la cour d'appel du 7 juillet déterminera donc l'éligibilité de Marine Le Pen à ce scrutin, la dirigeante nationaliste ayant indiqué qu'elle se prononcerait officiellement sur sa candidature dès l'annonce du verdict.
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