LVMH espère un accord sur les droits de douane et veut rassurer sur la succession du PDG

Le groupe LVMH, leader mondial du luxe, a tenu jeudi son assemblée générale, dans un contexte économique mondial marqué par l'incertitude et une baisse de ses ventes.
Son PDG Bernard Arnault s’est montré prudent mais rassurant face aux actionnaires, en appelant à un accord commercial avec les États-Unis et en affirmant qu’un plan de succession est bien en place.
Ventes en recul mais confiance maintenue
Le groupe a annoncé mardi un chiffre d’affaires en recul de 2 % au premier trimestre, à 20,3 milliards d’euros. Bernard Arnault a cependant relativisé:
Notre situation est loin d’être préoccupante. L’objectif reste d’offrir la meilleure qualité possible.
Il a précisé que la croissance n’est pas une obsession, surtout si elle implique de compromettre l'exclusivité des marques phares du groupe comme Louis Vuitton et Dior:
Peut-être qu’on fera un peu moins de croissance. Cela ne me dérange pas du tout.
Menace douanière: le luxe français en première ligne
Le secteur du luxe comptait sur le marché américain pour compenser le ralentissement en Chine, mais les tensions commerciales pourraient bouleverser cette stratégie.
Une succession encadrée mais discrète
Face aux interrogations sur l’avenir du groupe, notamment après l’approbation par les actionnaires d’une modification des statuts permettant de prolonger jusqu’à 85 ans la fonction de PDG, la direction a tenu à rassurer.
La famille Arnault détient 49 % du capital de LVMH et 64,81 % des droits de vote. Les cinq enfants de Bernard Arnault travaillent au sein du groupe, et quatre siègent au conseil d'administration.
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