Automobile: la France et l'Allemagne bousculées par les difficultés du secteur

Des usines à l’arrêt chez Volkswagen et Stellantis, les deux premiers constructeurs européens, des équipementiers allemands contraints de licencier en masse et un virage vers l’électrique plus ardu que prévu : le secteur automobile affronte une zone de fortes turbulences en France et en Allemagne.
Fin juillet, Renault avait déjà annoncé un gel des embauches au niveau mondial jusqu’à la fin de l’année, à l’exception des postes d’ouvriers en usine.
En Allemagne, l’industrie souffre également des coûts énergétiques élevés et d’une perte de compétitivité internationale.
Volkswagen, Bosch, ZF: l’industrie allemande en difficulté
Volkswagen suspendra une semaine de production en octobre dans deux sites dédiés aux modèles électriques, évoquant une "grande incertitude" liée au conflit douanier avec les États-Unis et au débat sur la sortie du moteur thermique.
La marque de luxe prévoit aussi de licencier la majorité du personnel de sa branche de batteries Cellforce, incapable de rivaliser avec les géants asiatiques du secteur.
Mi-septembre, Ford avait averti d’une réduction d’effectifs de 1.000 postes dans son usine de Cologne, après 4.000 suppressions déjà annoncées en Europe durant l’été.
Une production encore inférieure au niveau d’avant Covid
Environ 75.000 emplois pourraient disparaître d’ici 2035, selon la même source, dont 40.000 déjà supprimés depuis 2020.
Transition électrique et pression chinoise
Si les constructeurs européens misent sur l’électrique, beaucoup dénoncent une conversion imposée à marche forcée.
Les constructeurs chinois, notamment BYD, gagnent rapidement du terrain sur le marché européen, même si leurs ventes restent encore minoritaires.
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