Le ministère public a également demandé une interdiction d’exercer pendant deux ans et une interdiction de port d’arme d’un an, avec exécution provisoire.
Les deux fonctionnaires sont poursuivis pour violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique avec arme par destination.
Traumatisme
Le procureur a évoqué des "faits extrêmement graves" et estimé que la vidéo de l’incident, diffusée sur les réseaux sociaux, constituait une "preuve reine" contredisant la version des prévenus, qui affirment avoir effectué un changement de voie involontaire.
Devant le tribunal, le conducteur, un major de 53 ans, a reconnu une "faute de conduite" tout en niant toute intentionnalité. La victime, un motard de 37 ans, a décrit un traumatisme important et assuré qu’il n’avait jamais été dans l’angle mort du véhicule.
La défense a rejeté l’hypothèse d’un geste délibéré, soulignant l’absence d’éléments probants et demandant une requalification en blessures involontaires.
Le jugement sera rendu le 18 décembre.