Bilan des manifestations
Selon le ministère de l'Intérieur, 984 personnes ont été interpellées et 65 membres des forces de l'ordre blessés lundi en marge du mouvement lycéen.
Ce nombre d'interpellations est inférieur à celui enregistré vendredi, dernière journée d'ouverture des établissements avant le week-end, lorsque 1 747 personnes avaient été arrêtées, a précisé la même source.
Dénonciation de la "surenchère policière"
Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise (LFI), a vigoureusement critiqué la réponse policière dans un message publié sur la plateforme X.
"La surenchère policière est hors de contrôle", a-t-il écrit, affirmant que le nombre d'interpellations était "plus élevé que pendant mai 1968 et au plus haut niveau depuis octobre 1961 pendant la guerre d'Algérie".
Par ailleurs, le député a dénoncé des "violences indignes", des "abus de pouvoir" et des "provocations" qui, selon ses termes, "se multiplient sans limite ni retenue conformément aux déclarations du ministre Nuñez".
Il a également appelé "tous les démocrates, équipés d'un casque ou brassard blanc", à "protéger les manifestations de jeunes" à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation.
Recours judiciaires pour violences
Paul Vannier, député LFI du Val-d'Oise, a annoncé avoir saisi le parquet de Pontoise après avoir recueilli des témoignages faisant état de violences policières contre des lycéens mobilisés dans sa circonscription.
"Je n'accepterai jamais que des enfants de ma circonscription soient violentés par les forces de l'ordre alors qu'ils manifestent légitimement pour leurs conditions d'études", a-t-il déclaré aux lycéens d'Argenteuil et de Bezons.
De plus, l'élu a précisé avoir saisi le procureur de la République au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale pour "cinq faits de violences" qui lui avaient été signalés.
Cette démarche intervient après qu'un adolescent a été grièvement blessé à l'œil la semaine dernière dans cette même circonscription, victime d'un tir de lanceur de balles de défense (LBD).
Poursuite du mouvement
Entamé le 17 septembre, le mouvement lycéen se poursuit dans 413 établissements, selon les données du ministère de l'Éducation nationale.
Des images d'interventions policières ont également relancé le débat sur les violences policières, dénoncées notamment par le Syndicat de la magistrature.