Robots humanoïdes chinois: les États-Unis décrètent l'interdiction

La rédaction avec
14:52, 29/07/2026, mercredi
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Robots humanoïdes chinois: les États-Unis décrètent l'interdiction
Hector RETAMAL AFP
La FCC interdit les robots humanoïdes chinois au nom de la sécurité nationale, nouvelle salve de l'administration Trump contre la tech chinoise.

La Commission fédérale des communications a interdit l'importation des robots humanoïdes et quadrupèdes chinois, invoquant des risques inacceptables pour la sécurité nationale. La FCC vise aussi les onduleurs électriques connectés. Cette mesure prolonge la campagne de l'administration Trump contre la technologie chinoise et la relocalisation industrielle. Elle frappe un secteur dominé à 85 % par la Chine, à quelques semaines de la visite de Xi Jinping aux États-Unis.

Les États-Unis frappent de nouveau la technologie chinoise. Mardi, la Commission fédérale des communications (FCC) a interdit l'importation des
robots humanoïdes chinois
. L'agence invoque des risques jugés inacceptables pour la sécurité nationale.

Cette mesure vise directement Pékin. En effet, elle élargit la campagne de l'administration Trump contre les équipements technologiques venus de Chine. Par ailleurs, elle intervient à un moment diplomatique sensible entre les deux puissances.

Une interdiction large des dispositifs robotiques avancés

Selon un communiqué de la FCC, l'interdiction couvre les
"dispositifs robotiques avancés produits à l'étranger"
. Cette catégorie reste volontairement large. Ainsi, elle englobe deux familles de machines à la fois.
D'un côté, on trouve les robots humanoïdes, conçus pour imiter la silhouette et les gestes humains. De l'autre, on trouve les robots quadrupèdes, souvent surnommés
"chiens robots"
. Ces deux types de dispositifs tombent désormais sous le coup de la restriction.

Les responsables de la FCC justifient leur décision par des motifs de cybersécurité. En effet, ils redoutent l'usage détourné des données collectées par ces machines. C'est pourquoi ils parlent de menace directe pour les citoyens américains.

Dans son communiqué, l'agence se montre explicite. Elle affirme que
"les dispositifs robotiques avancés recueillent des données qui pourraient être exploitées par des acteurs malveillants"
. Ces données serviraient, selon elle, à
"surveiller les Américains, renforcer les capacités des services de renseignement étrangers ou prendre le contrôle à distance des robots".

Trois craintes reviennent donc en boucle. Il s'agit de la surveillance, de l'espionnage et du contrôle à distance des appareils.

Les onduleurs électriques aussi visés

L'interdiction ne se limite pas aux machines mobiles. De plus, la FCC vise les onduleurs électriques connectés. Ces équipements jouent un rôle clé dans les réseaux modernes.

Ils relient les systèmes d'énergie renouvelable et les batteries aux réseaux électriques. Par ailleurs, ils alimentent aussi les infrastructures des centres de données. Or ces centres constituent le cœur de l'économie numérique.

Washington redoute ici une dépendance stratégique. C'est pourquoi l'administration cherche à sécuriser ces maillons sensibles. Ainsi, elle limite l'accès des fournisseurs chinois à ce marché.

Une stratégie assumée de relocalisation

Ces nouvelles restrictions ne sont pas isolées. En effet, elles traduisent une orientation politique claire. L'administration du président Donald Trump veut renforcer les technologies produites sur le sol américain.

L'objectif affiché reste double. D'une part, il s'agit de réduire la présence chinoise sur le marché intérieur. D'autre part, il s'agit d'inciter les entreprises à rapatrier leurs usines aux États-Unis.

Cette logique de relocalisation guide plusieurs décisions récentes. Ainsi, la FCC multiplie les mesures contre les importations sensibles. Chaque interdiction renforce un peu plus cette ligne protectionniste.

Une domination chinoise écrasante

Le contexte industriel éclaire la portée de cette décision. En effet, la Chine domine largement le secteur des robots humanoïdes. Sa part de marché mondiale atteindrait environ 85 %.

Plusieurs entreprises chinoises mènent cette course technologique. Parmi les leaders figurent Unitree, Agibot et UBTech. Ces groupes exportent leurs machines dans le monde entier.

L'interdiction américaine frappe donc un secteur où la Chine règne presque sans rival. Cependant, elle pourrait aussi accélérer l'émergence de concurrents locaux. Les fabricants américains y voient une occasion de gagner du terrain.

Une série de restrictions en cascade

La décision de mardi s'inscrit dans une longue liste de mesures. La semaine dernière, la FCC a franchi une nouvelle étape. Elle a approuvé, à titre préliminaire, une proposition visant certains drones de qualité militaire fabriqués à l'étranger.

Cette initiative ciblerait surtout des fabricants chinois. Par ailleurs, elle prolonge une logique déjà bien installée. L'agence avait en effet interdit d'autres équipements chinois quelques semaines plus tôt.

Cette précédente interdiction est entrée en vigueur le 16 juillet. Elle concernait des équipements supplémentaires de plusieurs fabricants chinois. Ainsi, le champ des restrictions ne cesse de s'étendre.

Un test pour les relations sino-américaines

Le calendrier de cette annonce interpelle les observateurs. En effet, elle survient à quelques semaines d'un rendez-vous diplomatique majeur. Le dirigeant chinois Xi Jinping doit se rendre aux États-Unis en septembre.

Cette visite prévoit une rencontre avec Donald Trump. Or l'interdiction des robots humanoïdes risque de tendre l'atmosphère. Pékin a d'ailleurs déjà protesté contre la mesure par la voix de son ministère des Affaires étrangères.

Les deux puissances avancent donc sur une ligne de crête. D'un côté, elles cherchent le dialogue au sommet. De l'autre, elles multiplient les gestes de fermeté technologique. Cependant, aucune des deux ne semble prête à reculer.

L'interdiction des
robots humanoïdes chinois
marque une escalade nette. Elle confirme la volonté de Washington de découpler son marché des technologies chinoises. Par ailleurs, elle place la robotique au centre de la rivalité entre les deux géants.

Les prochaines semaines diront si cette fermeté résiste au dialogue. En attendant, la course aux robots devient un nouveau front stratégique.


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