Ce lancement marque une étape importante dans la coopération spatiale internationale malgré les tensions géopolitiques et commerciales croissantes entre Pékin et Bruxelles.
Selon l’ESA, le satellite a été lancé à bord d’une fusée Vega-C depuis le Centre spatial guyanais de Kourou, en Guyane française, avant d’atteindre avec succès son orbite prévue, tous les systèmes fonctionnant normalement.
Dans un communiqué, l’ESA a décrit SMILE comme une "mission ambitieuse"
destinée à améliorer la compréhension des tempêtes solaires, des perturbations géomagnétiques et des phénomènes météorologiques spatiaux. Le responsable du projet SMILE à l’ESA, David Agnolon, a déclaré que la mission fournirait la première "vision globale"
des interactions entre le Soleil et le bouclier magnétique terrestre. Le satellite utilisera des instruments avancés d’imagerie à rayons X et ultraviolets afin d’étudier les interactions entre le vent solaire, la magnétosphère terrestre et les aurores polaires.
Selon les scientifiques, cette mission pourrait améliorer considérablement la prévision des phénomènes météorologiques spatiaux susceptibles de perturber les satellites, les systèmes de communication et les réseaux électriques.
L’Académie chinoise des sciences a indiqué que la mission visait à réaliser la "première imagerie panoramique"
des interactions entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre, qualifiant le projet de "nouveau modèle de coopération spatiale internationale".
L’agence a également précisé que toutes les données scientifiques collectées au cours de la mission seraient partagées librement avec la communauté scientifique mondiale.
Le projet SMILE a été lancé en 2015 dans le cadre d’un programme conjoint de coopération scientifique spatiale entre la Chine et l’Europe.
L’ESA a fourni le module de charge utile, les systèmes de lancement et les infrastructures de soutien de la mission, tandis que l’Académie chinoise des sciences a développé la plateforme satellitaire ainsi que plusieurs instruments scientifiques embarqués.
Des chercheurs britanniques, français, belges, autrichiens et chinois ont également contribué au projet.
Ce lancement intervient dans un contexte de tensions politiques et économiques accrues entre la Chine et l’Union européenne concernant les déséquilibres commerciaux, les véhicules électriques, les restrictions technologiques et les questions de sécurité stratégique.
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