16:34, 11/06/2026, jeudi
Coupe du monde 2026: Gianni Infantino minimise la polémique autour de l'arbitre somalien Omar Artan
À la veille du lancement de la Coupe du monde 2026, Gianni Infantino a répondu aux critiques concernant le refoulement de l'arbitre somalien Omar Artan par les autorités américaines. Le président de la FIFA a qualifié la situation de "malheureuse" tout en soulignant que l'organisation ne contrôle pas les décisions gouvernementales en matière d'immigration et de sécurité. Considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains, Artan devait devenir le premier Somalien à officier lors d'un Mondial. L'affaire relance le débat sur l'accessibilité et l'inclusivité du tournoi.
À la veille du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026 au Mexique, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a été interpellé sur la controverse entourant l'arbitre somalien Omar Artan, refoulé à son arrivée aux États-Unis malgré sa sélection pour le Mondial.
Lors d'une conférence de presse organisée mercredi au Mexique, Gianni Infantino a reconnu que la situation était
"malheureuse"
, tout en affirmant que la FIFA ne pouvait pas contrôler les décisions prises par les gouvernements en matière d'immigration et de sécurité.Omar Artan, meilleur arbitre africain 2025, privé du Mondial
Omar Artan, considéré comme l'un des meilleurs arbitres du continent africain et désigné meilleur arbitre d'Afrique en 2025, devait entrer dans l'histoire en devenant le premier arbitre somalien à officier lors d'une Coupe du monde. Son entrée sur le territoire américain lui a cependant été refusée, avant qu'il ne soit renvoyé vers la Somalie.
Selon plusieurs médias, les autorités américaines l'auraient interrogé sur de supposés liens avec des organisations soupçonnées de terrorisme, une accusation qui a suscité une vive émotion dans le monde du football et au sein de la communauté somalienne.
La FIFA invoque les impératifs de sécurité
Questionné sur cette affaire, mais aussi sur les difficultés rencontrées par certains supporters, journalistes et membres des délégations étrangères confrontés à des restrictions de visas ou à des interdictions de voyage, Gianni Infantino a défendu la position de la FIFA.
"Ce n'est pas facile quand on a 300 000 personnes accréditées, dont la majorité vient de l'étranger, à traiter et à contrôler"
, a-t-il déclaré.Le dirigeant a insisté sur le fait que
"la sécurité prime sur tout le reste"
et que la FIFA devait respecter les décisions souveraines des États hôtes."Nous ne sommes pas les rois du monde"
, a-t-il ajouté, rappelant que l'organisation sportive ne pouvait pas imposer ses choix aux gouvernements ou aux services de police.Une polémique qui ternit l'image d'un Mondial "inclusif"
L'affaire Omar Artan s'ajoute à plusieurs controverses liées à la politique migratoire américaine avant cette Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada.
Des critiques ont notamment émergé concernant les difficultés d'accès au territoire américain pour certains ressortissants de pays visés par des restrictions de voyage, ainsi que pour plusieurs journalistes et représentants du football international.
Face à ces critiques, Gianni Infantino a appelé les médias à mettre en avant
"l'unité"
portée par la Coupe du monde, tout en assurant que la FIFA continuait à travailler pour résoudre les problèmes rencontrés par les différentes délégations.A lire également:

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Coupe du Monde 2026: les États-Unis refoulent Omar Artan, meilleur arbitre africain 2025
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