Hakimi : la Cour de cassation ouvre la voie au procès
09:42, 24/09/2026, jeudi
AA

FRANCK FIFEAFP
Le défenseur marocain Achraf Hakimi sous le maillot du Paris Saint-Germain avant l'ouverture de son procès.La Cour de cassation française a rejeté mercredi le pourvoi d'Achraf Hakimi et confirmé son renvoi en procès pour viol. Le défenseur marocain du PSG sera jugé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, pour des faits dénoncés en février 2023. La haute juridiction ne s'est pas prononcée sur le fond. Le joueur, qui conteste les accusations, reste présumé innocent. La date du procès n'est pas fixée.
La Cour de cassation française a confirmé, mercredi, le renvoi en procès d'Achraf Hakimi. Le défenseur international marocain du Paris Saint-Germain (PSG) est poursuivi pour viol. Les faits dénoncés remontent à février 2023.
Cette décision ferme la dernière voie de recours du joueur contre son renvoi. Cependant, elle ne dit rien de sa culpabilité. Achraf Hakimi conteste les accusations depuis le début et reste présumé innocent.
Achraf Hakimi: la Cour de cassation rejette son pourvoi
La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français a écarté le pourvoi formé par le joueur. Ainsi, elle ouvre la voie à un procès devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, en région parisienne.
Cette décision s'inscrit dans une procédure déjà longue. En première instance, le renvoi en procès a été décidé en février. Ensuite, la cour d'appel de Versailles l'a confirmé en juin.
Hakimi a alors saisi la Cour de cassation. C'était la dernière voie de recours lui permettant de contester son renvoi devant la juridiction de jugement.
Une décision de procédure, pas un verdict
La Cour de cassation ne s'est pas prononcée sur le fond du dossier. Elle n'a tranché ni la culpabilité ni l'innocence du joueur. Elle a examiné uniquement son recours contre la décision ordonnant son procès.
Cette distinction compte beaucoup. En effet, les faits reprochés n'ont pas encore été jugés. C'est pourquoi les débats sur le fond auront lieu à l'audience.
L'affaire remonte à février 2023. Une jeune femme, alors âgée de 24 ans, accuse le joueur de lui avoir imposé des actes sexuels sans son consentement. La rencontre a eu lieu à son domicile de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.
Achraf Hakimi a été mis en examen en mars 2023. Depuis, il rejette ces accusations. Par ailleurs, la procédure a franchi plusieurs étapes judiciaires en trois ans.
La défense conteste, la partie civile réclame justice
Les deux camps ont réagi mercredi. Leurs positions restent opposées.
L'avocate du joueur, Me Fanny Colin, a transmis une déclaration à plusieurs médias français. Elle souligne que les faits reprochés à son client
"n'ont pas été examinés par la Cour de cassation".
Selon elle, ils le seront pendant le procès. Les éléments de la défense pourront alors être présentés et débattus de façon contradictoire.
L'avocate affirme aussi que la défense entend soulever plusieurs éléments. Ils concernent le comportement de la partie civile et certaines pièces du dossier. Elle assure enfin qu'Achraf Hakimi a pleinement collaboré avec les autorités policières et judiciaires. Il continuera de le faire lors du procès, ajoute-t-elle.
La partie civile "déterminée à obtenir justice"
De son côté, Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la jeune femme, a salué la décision. Sa cliente reste
"déterminée à obtenir justice"
, a-t-elle déclaré.Me Bertrand Périer représentait la partie civile devant la Cour de cassation. Pour lui, l'arrêt rendu mercredi confirme la solidité du raisonnement de la cour d'appel.
Un procès devant la cour criminelle départementale
La date du procès n'est pas encore fixée. Par conséquent, aucun calendrier officiel ne circule à ce stade.
La cour criminelle départementale juge certains crimes, dont le viol, sans jury populaire. Des magistrats professionnels composent cette juridiction. Ainsi, le dossier Hakimi sera examiné selon ce format.
Le joueur demeure présumé innocent jusqu'à une éventuelle décision de justice définitive. Cette règle fondamentale s'applique à toute personne poursuivie, quelle que soit sa notoriété.
Procès Hakimi: ce qu'il faut retenir
La Cour de cassation a rejeté le pourvoi d'Achraf Hakimi. Le procès du défenseur du PSG devra donc se tenir devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine.
La justice n'a pas encore examiné le fond du dossier. En revanche, la défense et la partie civile annoncent déjà leurs lignes. La suite se jouera à l'audience, dont la date reste à fixer.
A lire également:

Sports
Achraf Hakimi renvoyé devant une cour criminelle pour viol

Sports
Affaire du baiser forcé: la condamnation de Rubiales confirmée en appel

Sports
La juge du procès Maradona démissionne après l'annulation du procès
Titres : Franceaccusations de violAchraf HakimifootballMarocParis Saint-Germain (PSG)défenseur marocainparis saint-germainaffaire judiciairepsgfanny colincour de cassationrachel-flore pardoviolprocèsjustice françaisehauts-de-seinecour criminelle départementaleprésomption dinnocenceprocès Hakimirenvoi en procèspourvoi en cassationprésomption d'innocencefootballeur marocain