Zelensky accuse Moscou d'avoir reçu de nouveaux missiles balistiques nord-coréens
10:46, 11/08/2026, mardi
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Zelensky affirme que la Russie a reçu de nouveaux missiles balistiques nord-coréens.Volodymyr Zelensky affirme que la Russie a réceptionné un nouveau lot de missiles balistiques nord-coréens. Il soutient également que Moscou prépare l'arrivée de renforts militaires venus de Pyongyang. Le même jour, Kiev revendique une frappe contre une raffinerie à Tobolsk, en Sibérie, à plus de 2 500 kilomètres. Moscou n'a pas réagi et ces affirmations restent invérifiables. Türkiye demeure l'un des rares canaux de médiation encore ouverts entre les deux belligérants.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé lundi que la Russie avait réceptionné
un nouveau lot de missiles balistiques en provenance de Corée du Nord
. Dans un message publié sur Telegram, il a également soutenu que Moscou se préparait à accueillir sur son territoire un contingent supplémentaire de militaires nord-coréens
."La Russie a reçu un nouveau lot de missiles balistiques de Corée du Nord"
, a déclaré le chef de l'État ukrainien, sans détailler les moyens de renseignement ayant permis d'établir ce constat.À ce stade,
Moscou n'a pas réagi
à ces déclarations. Comme pour la plupart des informations issues du front, la vérification indépendante de ces affirmations demeure difficile en raison de la poursuite des combats. Nouvelle Aube rapporte donc ces éléments en les attribuant clairement à leur source ukrainienne.Des frappes ukrainiennes à plus de 2 500 kilomètres, jusqu'en Sibérie
Zelensky s'exprimait dans le cadre d'un point sur les
frappes de longue portée
menées par les forces ukrainiennes contre des cibles russes. Il a notamment confirmé qu'une installation de raffinage pétrolier avait été touchée à Tobolsk
, en Sibérie occidentale (région de Tioumen), à plus de 2 500 kilomètres
du territoire ukrainien."C'est une réalisation très significative de nos combattants ukrainiens"
, a-t-il commenté, ajoutant que les capacités de frappe dans la profondeur de l'Ukraine continueraient de s'élargir.Cette opération s'inscrit dans une séquence désormais bien identifiée: depuis l'été, Kiev multiplie les attaques de drones contre les infrastructures énergétiques russes, y compris très loin de la ligne de contact. En juillet, une raffinerie d'Omsk avait déjà été visée à environ 2 700 kilomètres de la frontière.
La logique est double:
peser sur les recettes d'exportation d'hydrocarbures
qui financent l'effort de guerre russe, et démontrer que l'arrière stratégique russe n'est plus un sanctuaire.Ce que l'on sait du partenariat militaire entre Moscou et Pyongyang
Les liens militaires entre la Russie et la Corée du Nord se sont resserrés depuis la signature, en 2024, d'un
accord de partenariat stratégique global
comportant une clause d'assistance mutuelle en cas d'agression.Depuis, plusieurs éléments ont été documentés ou allégués par Kiev et par des services de renseignement occidentaux :
- lalivraison de munitions d'artillerieen grande quantité ;
- la fourniture demissiles balistiques de courte portéede type KN-23 et KN-24 ;
- ledéploiement de personnels nord-coréens, initialement dans la région russe de Koursk ;
- uneamélioration progressive de la précisiondes missiles nord-coréens, que Kiev attribue au retour d'expérience acquis sur le théâtre ukrainien.
C'est ce dernier point qui inquiète le plus au-delà du théâtre européen. Selon Zelensky, plus ces armements sont employés en Ukraine, plus le risque augmente pour les pays de la région Asie-Pacifique, le Japon, la Corée du Sud et les Philippines étant régulièrement cités. Autrement dit, le conflit russo-ukrainien fonctionnerait comme un
banc d'essai
pour l'arsenal nord-coréen.Là encore, prudence: ces évaluations émanent de belligérants ou de capitales engagées dans le soutien à Kiev. Pyongyang et Moscou, de leur côté, présentent leur coopération comme légitime et souveraine, s'appuyant sur un traité bilatéral publiquement assumé.
Ankara, le canal diplomatique qui subsiste
Dans ce paysage de surenchère militaire,
la Türkiye demeure l'un des rares acteurs à conserver un dialogue avec les deux capitales
. Ankara a accueilli les pourparlers d'Istanbul, permis l'accord céréalier en mer Noire et facilité plusieurs échanges de prisonniers, tout en maintenant sa position de non-alignement sur les sanctions.Cette position singulière (membre de l'OTAN, mais interlocuteur crédible de Moscou) prend une valeur d'autant plus grande que les canaux de désescalade se raréfient. Chaque nouveau palier franchi, qu'il s'agisse de livraisons d'armes venues d'Asie ou de frappes à plusieurs milliers de kilomètres,
rend la médiation plus difficile mais aussi plus nécessaire
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