Vols iraniens suspendus : Bagdad sollicite une exemption
14:39, 26/09/2026, samedi
AFP

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Vols iraniens suspendus : Bagdad sollicite une exemptionLes autorités irakiennes entretiennent des pourparlers avec Washington en vue d'obtenir une exemption aux sanctions visant les compagnies aériennes iraniennes, qui perturbent les déplacements de patients, d'étudiants et de pèlerins entre les deux pays, a indiqué le bureau du Premier ministre.
Application des sanctions sur le territoire irakien
Les États-Unis ont placé sous sanctions l'ensemble du secteur aérien iranien début septembre, menaçant de représailles les entreprises étrangères qui continueraient à lui prêter assistance. Selon un ultimatum fixé par le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, les entités concernées devaient impérativement se mettre en conformité avant mercredi. Par ailleurs, tous les aéroports irakiens ont appliqué cette semaine ces restrictions, notamment celui de Najaf, ville qui abrite l'un des sanctuaires chiites les plus vénérés au monde et qui constitue traditionnellement un hub majeur pour les vols en provenance d'Iran.
Une exemption à visée humanitaire
Le bureau du Premier ministre irakien a précisé que des discussions directes étaient en cours avec la partie américaine.
"Le gouvernement irakien mène des discussions directes avec la partie américaine afin d'exempter certains aéroports de ces mesures",
a-t-il indiqué. Une telle dérogation permettrait la reprise des vols "pour des raisons humanitaires, notamment les soins médicaux, l'éducation, les visites religieuses, et dans l'intérêt des civils".
Les compagnies iraniennes transportent principalement des pèlerins chiites irakiens vers les villes saintes d'Iran, ainsi que des étudiants et des patients nécessitant des traitements médicaux.Conséquences humanitaires concrètes
Plusieurs Irakiens ont témoigné des difficultés immédiates provoquées par la suspension des vols à l'aéroport de Najaf dans la nuit de jeudi à vendredi. Certains patients craignent désormais de perdre l'accès aux soins en Iran, tandis que d'autres voyageurs s'y sont retrouvés bloqués avec pour seule alternative un trajet épuisant de plus de douze heures par voie terrestre. De plus, les compagnies aériennes irakiennes avaient déjà cessé de desservir l'Iran au début du conflit au Moyen-Orient, en février dernier, ce qui limite davantage les options de transport.
"Les taxis et les bus pour rallier l'Irak sont déjà 'bondés et les prix augmentent'",
a relaté au téléphone depuis la ville sainte iranienne de Qom le doctorant Assad Jabar, incapable de regagner Bagdad par les airs.Contexte des relations bilatérales
Les relations entre l'Irak et l'Iran, deux pays à majorité chiite, demeurent étroites en raison de liens religieux, politiques et économiques solidement établis. Toutefois, la suspension des liaisons aériennes risque d'affecter significativement les échanges transfrontaliers et les déplacements des civils entre les deux voisins. Selon des sources concordantes, les négociations se poursuivent activement afin de trouver une solution permettant de préserver ces flux essentiels tout en respectant les contraintes imposées par Washington aux compagnies iraniennes.
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