OTAN: les propos de Trump jugés "pas sages" par les Pays-Bas
11:33, 12/04/2026, dimanche
AA

Phil Nijhuis AFP
Le chef de la défense néerlandaise Onno Eichelsheim juge les propos de Trump sur l’OTAN "pas sages" et appelle l’Europe à renforcer ses capacités face à la Russie.Le chef de la défense des Pays-Bas, Onno Eichelsheim, a critiqué les déclarations récentes de Donald Trump sur l’OTAN, estimant qu’elles ne sont "pas sages". Il a souligné que ces propos n’aident pas la crédibilité de l’alliance, tout en affirmant que l’engagement militaire américain reste intact. Eichelsheim s’est dit confiant quant au respect par Washington de l’article 5. Il a également appelé les pays européens à renforcer leurs capacités militaires face à la Russie, évoquant un horizon de cinq à dix ans.
Le chef de la défense des Pays-Bas, Onno Eichelsheim, a critiqué les déclarations récentes de Donald Trump concernant l’OTAN, les qualifiant de
"pas sages
", selon Sky News samedi."Ce n’est pas une chose sage à dire"
, a-t-il affirmé, en référence aux propos du président américain sur l’alliance et ses engagements.Interrogé sur l’impact de ces déclarations sur la dissuasion de l’OTAN face à la Russie, Eichelsheim a estimé qu’elles n’aident pas la crédibilité de l’organisation. Il a toutefois précisé que l’engagement militaire des États-Unis envers leurs alliés reste inchangé.
"Si nous leur demandons de nous aider, ils le feront"
, a-t-il déclaré à Sky News, évoquant ses échanges avec ses homologues militaires américains.Le responsable néerlandais s’est dit confiant quant au respect par Washington de ses engagements au titre de l’article 5 de l’OTAN, qui prévoit une défense collective en cas d’attaque.
Europe, défense et menace russe: un effort à long terme
Onno Eichelsheim a également insisté sur la nécessité pour les alliés européens de renforcer leurs capacités militaires. Selon lui, la Russie demeure une menace majeure pour le continent.
Il a estimé que l’Europe aura besoin de cinq à dix ans pour développer une capacité militaire accrue.
De son côté, Donald Trump a récemment déclaré envisager un retrait des États-Unis de l’OTAN, qualifiant l’alliance de
"tigre de papier".
Il s’est également dit
"très déçu"
par ses alliés, estimant qu’ils n’ont pas soutenu sa position sur l’Iran."Pourquoi serions-nous là pour eux s’ils ne sont pas là pour nous ? Ils n’étaient pas là pour nous"
, a-t-il insisté, remettant en question les engagements américains envers ses partenaires de l’OTAN.A lire également:

International
Guerre en Ukraine: Kaja Kallas s'en prend au manque de soutien des pays du Golfe

International
Zelensky appelle l’Europe à privilégier la sécurité plutôt que l’économie
Une offre critique de l’OTAN à Ankara et les manœuvres autour du Liban

International
Donald Trump déclare que l’OTAN "n’était pas là" lorsque les États-Unis en avaient besoin